Les premières conclusions de l’enquête administrative sur le drame de l’axe Touba-Biankouma entraînent des sanctions immédiates contre la compagnie Diarra Transport. En attendant les conclusions de la justice, le ministère des Transports impose une série de mesures destinées à renforcer la sécurité du transport interurbain.
Moins de deux semaines après le tragique accident survenu sur l’axe Touba-Biankouma, qui a coûté la vie à plusieurs dizaines de personnes, les autorités ivoiriennes passent à l’action. Dans un communiqué publié ce vendredi 24 juillet 2026, le ministère des Transports et des Affaires maritimes annonce des sanctions conservatoires à l’encontre de la société Diarra Transport, dont l’un des autocars était impliqué dans le drame.
Les investigations techniques et administratives menées par le Bureau Enquête et Analyse Accident (BEA) mettent en évidence plusieurs manquements graves aux règles encadrant le transport public de voyageurs. Selon le ministère, ces défaillances concernent aussi bien les dispositions de la loi sur l’orientation du transport intérieur que celles relatives au contrôle technique automobile.
Première conséquence : la carte de transporteur de Diarra Transport est suspendue avec effet immédiat. Tous les autocars de la compagnie devront être transférés à Abidjan afin de subir une inspection technique approfondie et une vérification de leur conformité administrative sous le contrôle des services compétents du ministère.
La société devra également démontrer que l’ensemble de ses chauffeurs est titulaire du Certificat d’Aptitude de Conducteur Routier (CACR), une condition indispensable avant toute éventuelle reprise de ses activités.
Outre ces mesures administratives, Diarra Transport est sommée de régler l’ensemble des infractions routières impliquant ses véhicules ainsi que la totalité des frais justifiés engagés à la suite de l’accident.
Le ministère précise que ces dispositions demeureront en vigueur jusqu’à leur exécution complète, sans préjudice de la procédure judiciaire ouverte pour établir les responsabilités pénales dans cette affaire.
À travers cette décision, les autorités affichent leur volonté de renforcer le contrôle des opérateurs du transport interurbain après l’un des accidents les plus meurtriers enregistrés ces derniers mois en Côte d’Ivoire.
Le ministère des Transports conclut son communiqué en appelant l’ensemble des transporteurs et des usagers de la route au respect strict du Code de la route, réaffirmant son mot d’ordre : « Stop à l’incivisme sur la route ».
Maxime KOUADIO








