Le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) a réagi promptement à l’annonce faite par Ahoua Don Mello concernant le ralliement à sa formation politique de plusieurs personnes présentées comme des cadres du parti de Laurent Gbagbo. Dans un communiqué signé par sa porte-parole, Me Habiba Touré, le PPA-CI affirme que « la quasi-totalité » des personnes citées n’exerçaient plus de responsabilités au sein de ses instances. Selon le parti, plusieurs d’entre elles auraient été successivement révoquées de leurs fonctions, puis suspendues pour des manquements à la discipline interne, avant de décider de quitter la formation politique. « On ne peut quitter une fonction que l’on n’exerce plus », souligne le PPA-CI, qui entend ainsi contester la présentation faite de ces départs.
Le parti assure toutefois respecter la liberté de chacun de choisir son engagement politique. Il dit souhaiter « pleine réussite » aux personnes ayant décidé de poursuivre leur parcours politique ailleurs, tout en appelant au respect de la « vérité des faits ». Cette réaction intervient après une communication d’Ahoua Don Mello annonçant le ralliement à sa formation de plusieurs personnalités présentées comme des cadres du PPA-CI. Le communiqué du parti ne remet donc pas en cause le droit de ces personnes à changer de formation politique, mais conteste leur statut au moment de leur départ.
Le PPA-CI affirme par ailleurs vouloir poursuivre la mise en œuvre des décisions issues de son Congrès, notamment le renouvellement de ses instances et le renforcement de son organisation à travers le pays. Pour la formation politique, les électeurs devront surtout juger les partis sur « la solidité de leur projet », « la cohérence de leur action » et le respect de la vérité des faits, plutôt que sur leurs opérations de communication.
Cette passe d’armes intervient dans un contexte politique ivoirien marqué par des recompositions et des repositionnements au sein de l’opposition. Le PPA-CI assure, pour sa part, rester mobilisé autour de son ambition de proposer une « alternative politique forte » aux Ivoiriens.
G.Z







