À première vue, il est difficile parfois de faire la différence. Même couleur, mêmes motifs, même apparence, etc. Le pagne de contrefaçon se distingue à peine de l’original. Mais, derrière ce tissu vendu souvent à bas prix se cache une réalité beaucoup moins séduisante : une activité illégale qui fragilise les entreprises, menace des emplois et fait perdre d’importantes ressources à l’économie nationale.
À Bouaké, la lutte contre ce phénomène vient de connaître un nouveau coup d’accélérateur. Dans le cadre de ses actions contre la contrefaçon, le Comité National de Lutte contre la Contrefaçon (CNLC), avec l’appui de la Légion territoriale de Gendarmerie, et sous la supervision du Procureur de la République, a mené une vaste opération de contrôle dans plusieurs commerces de la ville.
Une intervention qui ne tombe pas du ciel. Depuis plusieurs années, des campagnes de sensibilisation sont organisées auprès des commerçants afin d’expliquer les dangers et les conséquences de la vente de produits contrefaits. Beaucoup d’acteurs respectent les règles, mais certains continueraient malgré tout à alimenter ce marché parallèle.
Les investigations menées sur le terrain ont donc conduit les équipes vers plusieurs points de vente. Au total, 13 commerces ont été contrôlés. Résultat : 81 balles de pagnes, représentant 4 050 pièces présumées contrefaites, ont été saisies et retirées du circuit commercial.
Cette opération a été un franc succès de la collaboration entre les autorités judiciaires, les forces de défense et de sécurité, les Douanes et le CNLC, engagés ensemble pour protéger les consommateurs et garantir une concurrence plus juste. Les enquêtes se poursuivent désormais afin d’identifier les personnes impliquées et surtout de remonter les différentes filières d’approvisionnement.
Les autorités sécuritaires, sur la page Police Secours, en profite pour rappeler la nécessité pour l’ensemble des citoyens de s’impliquer dans la lutte contre la contrefaçon, au lieu d’en faire une affaire uniquement des institutions. « Chaque citoyen a également un rôle à jouer en évitant les produits suspects et en signalant les activités douteuses. Car protéger l’authenticité, c’est aussi protéger les emplois, les entreprises et l’économie nationale », signe l’annonce de Police Secours qui souligne que derrière la contrefaçon, il ne s’agit pas seulement d’une question de marques ou de tissus. Mais, ces activités peuvent favoriser des circuits économiques illégaux, porter atteinte aux entreprises régulièrement installées et, dans certains cas, servir à alimenter d’autres formes de criminalité.
J.P N’GORAN








