Les populations de N’Douffoukankro et de Pakouabo se familiarisent davantage avec les opportunités offertes par la transformation numérique. Les mardi 22 et mercredi 23 septembre 2026, la cantine scolaire de l’EPP N’Douffoukankro 1-2 et le foyer polyvalent de la jeunesse de Pakouabo ont abrité des sessions de formation consacrées aux nouveaux métiers du web et à l’intelligence artificielle (IA).
Initiée par le chef de canton Ayaou, Nanan N’Dia Georges Koffi, dit Tchémélé Kan 2, et placée sous la supervision de Jean Paul Yao, cette formation s’inscrivait dans le cadre de la caravane Moov CyberLab. Elle a rassemblé plusieurs composantes des communautés locales, notamment des chefs de village, des notables, des jeunes, des femmes ainsi que des acteurs du secteur agricole. À travers cette initiative, les organisateurs entendent rapprocher les outils numériques des populations rurales et favoriser leur appropriation dans les activités professionnelles et quotidiennes. Les participants ont ainsi été sensibilisés aux possibilités offertes par le numérique, mais également aux précautions indispensables pour se prémunir contre les risques liés à la cybercriminalité.
Représentant le sous-préfet de Pakouabo, M. Taha Serge, secrétaire administratif, a salué cette initiative portée par Moov Africa Côte d’Ivoire. Il a souligné la nécessité, à l’heure de la digitalisation croissante des activités, de permettre aux populations, notamment celles des zones rurales, de mieux comprendre les outils numériques et d’en faire un usage approprié. Le formateur et consultant, Stachys Ibato s’est, pour sa part, réjoui de l’intérêt manifesté par les participants. Il a expliqué que les caravanes ont notamment pour vocation de rapprocher les communautés des nouveaux métiers du numérique et de leur faire découvrir les nombreuses possibilités offertes par les technologies digitales.
Le module consacré à l’intelligence artificielle a suscité un intérêt particulier auprès des participants. Le formateur Ablo Wilfried a privilégié une approche pratique, en présentant des applications directement adaptées aux réalités locales, notamment aux besoins des planteurs et autres acteurs du monde agricole. Les participants ont ainsi été initiés à l’utilisation de l’IA pour rechercher des informations, identifier et analyser certaines difficultés rencontrées dans les plantations, planifier leurs activités ou encore structurer leurs projets.
Cette découverte a particulièrement retenu l’attention de Koffi Étienne Kra, chef de quartier à Akotiakro et coordonnateur de l’initiative dans la zone de N’Douffoukankro. Se réjouissant des possibilités offertes par cet outil, il a estimé que l’intelligence artificielle pouvait constituer un véritable levier au bénéfice de plusieurs catégories socioprofessionnelles. « C’est un outil qui nous manquait », a-t-il témoigné, soulignant que les planteurs, agriculteurs, éleveurs, commerçants et enseignants pourraient notamment en tirer profit dans leurs activités.
Il a, par ailleurs, souhaité la mise à disposition de supports pédagogiques afin de permettre aux participants de consolider leurs acquis et d’offrir à ceux qui n’ont pas pu assister aux séances la possibilité de s’initier à leur tour aux outils présentés. Au terme de ces deux journées de formation, le superviseur général, Jean Paul Yao, a exprimé sa satisfaction quant à la mobilisation et à l’intérêt manifesté par les communautés bénéficiaires.
Il a adressé ses remerciements à Nanan Tchémélé Kan 2, à Moov Africa Côte d’Ivoire et à son directeur général, Lhoussaine Oussalah, ainsi qu’à l’ensemble des collaborateurs ayant contribué à la réussite de cette initiative. Jean Paul Yao a également salué l’accompagnement de l’UNESCO, ainsi que la contribution de M. Sylver Comoé, responsable Sponsoring et Événementiel de la structure de téléphonie mobile, et celle de Stachys Ibato, qui a conduit les sessions de formation. Il a enfin appelé à la pérennisation de ce type d’initiative, afin de favoriser une appropriation plus large et durable des outils numériques et de l’intelligence artificielle par les communautés rurales.
À travers cette étape de la caravane, N’Douffoukankro et Pakouabo apparaissent ainsi comme de nouveaux territoires d’expérimentation et de diffusion des usages numériques, avec l’ambition de faire du digital un outil accessible au service du développement local.
Trésor Kwame, correspondant régional








