Yacine Idriss Diallo (YID) est toujours le président de la Fédération ivoirienne de Football (FIF). Le 12 septembre 2026, il a gardé son fauteuil à l’issue d’un scrutin apaisé qui s’est déroulé dans une atmosphère bon enfant, en présence des représentants de la CAF et de la FIFA, les deux institutions internationales au-dessus d’elle.
Unique candidat en lice lors de cette échéance, l’enjeu pour Idriss Diallo était les résultats des urnes. Quand bien même il n’avait pas de concurrent en face, il pouvait être mal élu; le scrutin pouvait même être repris s’il n’avait obtenu la majorité absolue à l’aune des textes qui régissent la FIF. L’on redoutait une vote-sanction. Et Idriss en était vraiment conscient. « Inchalla, j’obtiendrai les 50% plus un, au regard de la campagne que nous avons faite », avait-il espéré le 10 septembre 2026, lors d’une émission qu’a réservé la RTI à l’élection.
Sur les 89 inscrits, tous ont pris part au scrutin. Le dépouillement a fait ressortir 10 bulletins blancs et 5 nuls, pour 74 suffrages exprimés. Une fois appliqué le système de pondération prévu par les textes de la FIF, le scrutin totalise 149 voix pondérées, dont 123 exprimées en faveur de la liste conduite par Idriss Diallo.
La ligue 1, le socle de la victoireLors des délibérations, l’on s’est rendu compte que sur les 16 clubs de la Ligue, 14 lui ont accordé leurs suffrages. Le vote des clubs de Ligue 1 a particulièrement pesé dans cette élection. Sur les 16 votants, 14 voix exprimées, chacune comptant pour trois, ont permis à la liste du président sortant d’engranger 42 voix pondérées sur les 49 possibles. Un bulletin nul et un bulletin blanc ont également été enregistrés. Soit seulement 7 de perdu.
En Ligue 2 où les voix sont également pondérées, les 28 votants ont délivré 21 suffrages exprimés en faveur de la liste de Yacine Idriss Diallo, soit 42 voix pondérées sur un total possible de 56. Deux bulletins nuls et cinq blancs ont été comptabilisés dans cette catégorie.La Division 3 a, elle aussi, apporté son soutien à la liste sortante. Sur les 40 votants, 43 voix pondérées ont été attribuées à la candidature d’Idriss Diallo. Le collège a enregistré deux bulletins nuls et quatre bulletins blancs.
Du côté des groupements d’intérêts, le verdict a été encore plus tranché. Les cinq voix exprimées ont toutes été favorables à la liste conduite par le président sortant. Avec une pondération à 100 %, Idriss Diallo réalise donc un sans-faute dans cette catégorie.
Ces chiffres dessinent ainsi une victoire large, obtenue dans l’ensemble des collèges électoraux. Même si le scrutin s’est déroulé sans concurrent direct après les désistements enregistrés avant l’élection, le résultat donne à Idriss Diallo une nouvelle légitimité pour poursuivre son action à la tête du football ivoirien.
Élu pour un nouveau mandat, le président de la FIF devra désormais transformer cette confiance électorale en résultats concrets à travers son programme quadriennal intitulé « Transformer pour durer ».
Le développement du football de jeunes, la progression du football féminin, la compétitivité des championnats et les performances des Éléphants figurent notamment parmi les grands dossiers qui l’attendent pour cette nouvelle étape.
Avec 123 voix exprimées sur les 149 voix pondérées du scrutin, la liste conduite par Yacine Idriss Diallo repart donc avec un mandat renouvelé. Une victoire nette dans les urnes, mais surtout le début d’un nouveau chapitre à la tête de la FIF. Avec beaucoup d’attentes de la part de ses mandats qu’il appelle amicalement « mes patrons ».
Eugène DJABIA, Envoyé spécial








