Suspecté de favoritisme par des étudiants qui ont même fait des recours auprès du ministère des Sports, de membres du Gouvernement et, plus récemment, auprès du Médiateur de la République, Habib Sanogo, directeur de l’Institut national de la Jeunesse et des Sports (INJS) s’est expliqué devant la presse ce mercredi 9 septembre 2026, à Marcory. Une rencontre consacrée aux résultats académiques de l’année universitaire 2025-2026 et aux contestations qui ont suivi leur proclamation courant août 2026.
Habib Sanogo a d’abord fait une mise au point sur le processus d’évaluation et les résultats obtenus, tout en appelant les différentes parties à la sérénité.
Il a indiqué qu’au total, 3 405 étudiants des promotions en fin de cycle étaient concernés par les examens d’État. Selon les chiffres communiqués par la Direction générale, 2 462 étudiants, soit 72,30 %, ont été déclarés admis, contre 943 ajournés, soit 27,70 %, pour insuffisance de résultats. Selon lui, ces résultats doivent être appréciés à la lumière des exigences de formation propres à l’INJS. Créé le 15 avril 1961, cet établissement public d’enseignement supérieur a notamment pour mission de former des professionnels dans les domaines de la jeunesse, des sports et des loisirs.
Le directeur général a également insisté sur le caractère institutionnel du processus ayant conduit à la proclamation des résultats. Selon lui, ceux-ci sont issus des évaluations et des délibérations d’un jury comprenant des représentants de dix ministères. Habib Sanogo réfute ainsi l’idée d’une décision prise de manière arbitraire par l’administration de l’INJS.
Autre élément évoqué lors de cette rencontre avec les médias : l’accès aux notes et aux copies. À la suite de la proclamation des résultats et d’une rencontre avec une délégation d’étudiants ajournés, ces derniers ont été autorisés à consulter leurs copies et leurs notes. Le directeur général reconnaît le droit des étudiants à contester leurs résultats, mais dit regretter certaines accusations formulées publiquement dans la presse et sur les réseaux sociaux. « Contester un résultat est un droit, mais mettre en cause la crédibilité d’une institution est une autre démarche », a soutenu la Direction générale.
Philomène Aquouamah








