À Abidjan, les discussions engagées entre le ministère du Commerce et les acteurs de la filière poisson ont abouti, le 22 octobre, à une diminution du prix des cartons de chinchard et de maquereau. Le gouvernement entend désormais veiller à ce que cette mesure profite effectivement aux consommateurs.
Le bras de fer autour du prix du poisson connaît une première issue favorable aux commerçantes. Réunis le jeudi 22 octobre 2026 à Abidjan-Plateau, les représentants du secteur et le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Kalil Konaté, sont parvenus à un compromis prévoyant une réduction de 2 500 FCFA sur les cartons de 20 kg de chinchard et de maquereau.Le tarif de ces deux espèces passe ainsi de 33 000 à 30 500 FCFA.
Cet accord intervient après les revendications exprimées par des commerçantes de poisson, confrontées aux difficultés liées au coût de leur approvisionnement. Autour de la table figuraient les importateurs, les grossistes, les demi-grossistes, les détaillants ainsi que des représentants des consommateurs.
Pour le gouvernement, l’enjeu était de trouver rapidement un terrain d’entente, tout en évitant que les tensions ne perturbent davantage les activités commerciales.
Au-delà de la réduction annoncée, la question de son application sur les marchés reste centrale. Le ministère entend s’assurer que la baisse consentie au niveau de l’approvisionnement se traduise également dans les prix proposés aux consommateurs.
Une commission de suivi doit être mise en place à cet effet. Les autorités prévoient également la création d’un observatoire de la formation des prix et des marges, destiné à améliorer la transparence dans les circuits de commercialisation.
Cette démarche vise à mieux encadrer les différentes étapes de la distribution, depuis l’importation jusqu’à la vente au détail. Le gouvernement présente cette diminution comme une mesure transitoire, dans l’attente de nouvelles discussions avec les professionnels du secteur.
À l’issue des échanges, les acteurs de la filière ont salué le compromis et appelé à la reprise des activités. L’accord ne règle toutefois pas l’ensemble des revendications : les prix des autres espèces de poissons doivent encore faire l’objet de concertations.
Pour les autorités, la priorité demeure la préservation du pouvoir d’achat des ménages, dans un contexte où le coût des produits alimentaires pèse sur les dépenses quotidiennes. Reste à savoir dans quelle mesure la réduction obtenue sera répercutée sur les prix effectivement payés par les consommateurs.
Maxime KOUADIO








