La réaction ne s’est pas fait attendre après l’annonce du prix bord champ du cacao pour la campagne principale 2026-2027. Dans une communication rendue publique le 2 septembre 2026, la Plateforme ivoirienne pour le cacao durable (PICD) estime que le prix fixé à 1 200 FCFA le kilogramme ne permet pas de couvrir les coûts de production des producteurs. Elle a exprimé son mécontentement à travers une communication dans une communication rendue publique le 2 septembre 2026. La PICD estime que le coût de production d’un kilogramme de cacao est estimé à au moins 1 322 FCFA, tandis que le prix de référence correspondant au revenu vital dépasserait 1 700 FCFA le kilogramme. L’écart entre ces différents niveaux de prix constitue, selon elle, une source majeure de préoccupation pour les producteurs et leurs organisations. La PICD évoque également les difficultés rencontrées lors de la précédente campagne, dont les conséquences continueraient de peser sur les producteurs et les coopératives. Elle estime donc que la situation actuelle met en évidence une déconnexion entre les réalités du terrain et le fonctionnement du marché international.
Fort de tout ce qui précède et estimant que la Côte d’Ivoire ne doit rester « à la merci du marché », elle préconise l’ouverture d’un dialogue national sur l’avenir de la filière cacao, avec notamment une réflexion approfondie sur le système de commercialisation et le mécanisme de fixation du prix bord champ. La PICD plaide alors pour une table ronde nationale réunissant les différentes parties prenantes afin d’identifier des solutions permettant de rendre la filière plus durable.
La Plateforme Ivoirienne pour le Cacao Durable est un groupe de travail créé en 2020. Elle rassemble la société civile et des organisations de producteurs pour défendre les droits des agriculteurs en Côte d’Ivoire
Philomène Aquouamah








