La ministre d’État, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration, Anne Désirée Ouloto, s’est rendue, ce mercredi 2 septembre 2026, à Klaon, village frontalier du Libéria, dans le département de Toulepleu. Cette visite a été l’occasion pour la ministre d’échanger avec les populations, notamment avec la jeunesse, autour de deux préoccupations majeures : la fuite du cacao vers le Libéria voisin et la pratique de l’orpaillage clandestin.
Profitant de cette rencontre avec ses parents, Anne Désirée Ouloto les a exhortés à faire preuve de vigilance et à ne pas se rendre complices des trafiquants de cacao ni des orpailleurs clandestins. Ces pratiques, a-t-elle souligné, constituent une menace pour l’économie nationale et contribuent à la dégradation des forêts, des cours d’eau et de l’environnement.
S’exprimant en langue locale, la ministre a insisté sur la nécessité de préserver les ressources du pays et de défendre les intérêts des producteurs ivoiriens.

Au nom de la jeunesse de Klaon, Nioulé Landry, dit Président Obou, a pris l’engagement de s’investir pleinement dans la lutte contre la fuite du cacao et l’orpaillage clandestin, en collaboration avec les forces de défense et de sécurité.« Avec cette sensibilisation, nous avons pris la décision de ne plus laisser sortir le cacao de la Côte d’Ivoire vers le Libéria », a-t-il déclaré.
De son côté, la chefferie traditionnelle de Klaon a annoncé des mesures fermes à l’encontre de toute personne impliquée dans ces activités illicites. Les contrevenants devront être signalés aux autorités compétentes afin de répondre de leurs actes conformément à la loi. La chefferie a également instruit le comité local de surveillance de renforcer sa collaboration avec les forces de l’ordre, notamment pour signaler tout mouvement suspect aux abords du fleuve Nion, qui marque la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Libéria. Dans ce contexte marqué par la fixation du prix bord champ du cacao à 1 200 francs CFA le kilogramme pour la campagne 2026-2027, les populations des zones frontalières sont appelées à redoubler de vigilance afin de préserver la production nationale et de lutter efficacement contre les circuits frauduleux.
KK. Théodore, Correspondant régional








