Mieux stocker, mieux vendre et mieux financer la production agricole : c’est autour de cette promesse du système de récépissés d’entreposage que les communicants du secteur agricole ivoirien ont engagé une nouvelle dynamique collective. Réunis ce mercredi 30 septembre 2026 au siège annexe de l’Autorité de régulation du système de récépissés d’entreposage (ARRE), aux Deux Plateaux Vallons, dans la commune de Cocody, ils ont ouvert le cycle des réunions tournantes de la COM-AGRID.
Cette première rencontre de la plateforme officielle des communicants des structures sous tutelle du ministère en charge de l’Agriculture a été présidée par Check Koné, Directeur de la Communication et de la Promotion agricole du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières.
Elle a enregistré la participation de N’Dri Jérôme N’Guessan, représentant le Directeur général de l’ARRE, ainsi que des responsables de communication issus des différentes institutions membres de la plateforme.
Au cœur des échanges, les participants se sont imprégnés des missions, des acquis et des perspectives de l’ARRE. Cette séance de travail a surtout permis de mieux cerner la place du système de récépissés d’entreposage dans la transformation de l’agriculture ivoirienne.
À travers ce mécanisme, les producteurs peuvent entreposer leurs récoltes dans de meilleures conditions, obtenir une preuve reconnue de leurs stocks et accéder plus facilement à des solutions de financement. Le dispositif vise également à réduire les pertes post-récolte, améliorer la transparence des transactions, renforcer la compétitivité des produits agricoles et permettre aux producteurs de vendre au moment le plus favorable.
Au-delà de l’ARRE, la réunion a mis en lumière une ambition plus large : faire de la communication un instrument pleinement intégré au développement agricole. Les membres de la COM-AGRID veulent sortir d’une logique d’initiatives dispersées pour construire une communication concertée, lisible et capable de rendre plus visibles les projets structurants du secteur.
La plateforme entend notamment mieux coordonner les calendriers d’activités des structures membres, partager les informations utiles, approfondir la connaissance des missions de chaque entité et anticiper les sujets de communication liés aux politiques agricoles nationales.
Conçue comme un cadre permanent d’échanges entre les douze structures sous tutelle du ministère, la COM-AGRID veut ainsi renforcer la cohérence des messages adressés aux producteurs, aux investisseurs, aux partenaires techniques et au grand public. L’enjeu est aussi de donner une plus grande résonance à des dispositifs parfois peu connus, mais déterminants pour l’amélioration des revenus ruraux et la modernisation des filières.
Sous l’impulsion du ministre Bruno Nabagné Koné, cette dynamique de concertation s’inscrit dans les ambitions nationales de souveraineté alimentaire, de professionnalisation des acteurs et d’attractivité de l’investissement agricole.
La prochaine étape de cette tournée institutionnelle est prévue en novembre 2026 à la direction générale de l’Institut national de formation professionnelle agricole (INFPA).
En choisissant de parler d’une seule voix, les communicants agricoles veulent désormais faire entendre plus clairement celle des producteurs : une voix essentielle pour transformer les récoltes d’aujourd’hui en sécurité alimentaire de demain.
François M’BRA II








