Une publication sur les réseaux sociaux a conduit les forces de police jusqu’à un maquis du quartier Belle-Ville, à Anyama. Soupçonné de proposer de la chicha à des mineurs, l’établissement a fait l’objet d’une opération de contrôle menée par le Groupe de répression anti-drogue (GRAD Spécial), dans le cadre de l’opération Épervier Spécial.
Le mardi 27 octobre 2026, aux environs de 21 heures, les éléments du GRAD Spécial se sont déployés discrètement sur les lieux afin de vérifier les informations signalées. Avant toute intervention, les policiers ont procédé à une phase d’observation destinée à repérer les mouvements au sein de l’établissement et à localiser l’espace consacré à la vente et à la consommation de chicha.
Après plusieurs heures de surveillance, les agents sont passés à l’action. En présence du propriétaire et du gérant, ils ont effectué une fouille minutieuse des lieux, qui a permis de découvrir et de saisir 18 dispositifs de chicha. Aucun produit stupéfiant n’a toutefois été retrouvé au cours de cette opération.
L’intervention a également permis aux policiers de remarquer la présence de quatre jeunes dont l’âge semblait indiquer qu’ils étaient mineurs. Ces derniers ont été invités à fournir les informations nécessaires à la vérification de leur identité et de leur âge.
Au terme de cette opération, deux individus ont été interpellés. Les investigations en cours devront notamment établir les circonstances dans lesquelles la chicha était commercialisée dans cet établissement et déterminer si les soupçons de vente à des mineurs sont fondés.
L’enquête se poursuit pour identifier d’éventuels complices
L’affaire pourrait connaître de nouveaux développements. En effet, les informations recueillies auprès du bailleur du local ont permis aux enquêteurs d’explorer d’autres pistes. Une enquête a ainsi été ouverte afin d’identifier toute personne susceptible d’être impliquée dans les activités dénoncées.
Au-delà des saisies et des interpellations, cette intervention remet au premier plan la question de l’accès des mineurs à la chicha. Souvent perçue comme une pratique récréative ou un simple divertissement entre amis, sa consommation expose pourtant les utilisateurs à des substances toxiques et à des risques sanitaires, notamment en raison de l’inhalation de fumée.
Cette opération du GRAD Spécial rappelle ainsi l’importance du respect des règles encadrant la commercialisation et la consommation des produits du tabac, ainsi que de la vigilance des responsables d’établissements accueillant du public.
À Anyama, la saisie des 18 dispositifs de chicha marque une première étape dans cette affaire. Les investigations se poursuivent pour faire toute la lumière sur les faits signalés et établir les éventuelles responsabilités.








