Une dispute liée à la destruction d’une rizière par un troupeau de bovins a viré à la violente agression à Béreni-Maralla, dans le département de Séguéla. Un cultivateur du troisième âge et son fils ont été grièvement blessés à coups de machette par un bouvier, le jeudi 29 octobre 2026.
Les faits se sont déroulés dans un champ situé à Béreni-Maralla, un village de la sous-préfecture de Sifié, dans la région du Worodougou, au nord-ouest de la Côte d’Ivoire.
Selon des sources proches, tout est parti d’une incursion de bovins dans une rizière. Ce jeudi-là, le fils du propriétaire du champ s’était rendu sur les lieux pour vérifier l’état de la plantation. Il a alors aperçu un troupeau conduit par un bouvier qui se dirigeait vers la parcelle.Inquiet de voir les animaux dévaster les cultures, le jeune cultivateur s’est mis à crier pour tenter de les éloigner.
Il a également demandé au bouvier de retirer ses bêtes de la rizière. Mais ce dernier n’aurait pas donné suite à ses injonctions. Les bovins ont ainsi piétiné et détruit une importante partie de la plantation.
Face à l’ampleur des dégâts, le jeune homme a alerté son père, qui s’est immédiatement rendu au champ. La confrontation entre le vieil agriculteur et le conducteur du troupeau a rapidement dégénéré.
Au cours de l’altercation, le bouvier aurait sorti une machette qu’il dissimulait dans ses vêtements avant de s’en prendre violemment aux deux cultivateurs. Le père et son fils ont reçu plusieurs coups de machette sur différentes parties du corps. Grièvement blessés et couverts de sang, ils ont été évacués vers un établissement sanitaire de la localité pour recevoir les soins nécessaires.
Après son acte, le présumé agresseur a pris la fuite, laissant les deux victimes dans un état préoccupant. Alertées, les forces de gendarmerie ont ouvert une enquête afin de faire la lumière sur cette affaire.
Les investigations ont finalement permis d’identifier et de localiser le suspect, qui a été interpellé, selon les informations rapportées par un habitant de la zone.
L’affaire relance ainsi la question de la cohabitation entre les deux communautés dans cette partie du pays, où les appels au règlement pacifique des différends restent essentiels pour éviter de nouveaux affrontements.
M.K








