Une affaire de sextorsion impliquant un mineur résidant à l’étranger a conduit la Police de lutte contre la cybercriminalité (PLCC) à interpeller un individu identifié par les initiales D.M. Soupçonné d’avoir piégé ses victimes à travers de faux profils sur les réseaux sociaux, il a été présenté au parquet du Pôle pénal économique et financier.
Tout serait parti d’une alerte transmise aux autorités ivoiriennes dans le cadre de la coopération policière internationale. Le Homeland Security Investigations (HSI), avec l’appui du Federal Bureau of Investigation (FBI), a saisi la PLCC au sujet de faits présumés de sextorsion commis au préjudice d’un mineur vivant à l’étranger.Les enquêteurs ont ouvert une enquête qui a abouti à l’interpellation de D.M.
Lors de son audition, le suspect a reconnu les faits qui lui sont reprochés, selon les informations communiquées par la PLCC. D’après ses déclarations, il aurait créé plusieurs faux comptes sur les réseaux sociaux en empruntant des identités féminines pour attirer des victimes, principalement établies hors de Côte d’Ivoire.
Le mode opératoire présumé consistait à engager des conversations avec ses interlocuteurs, puis à leur proposer des échanges intimes en ligne. À l’aide d’une application, D.M. diffusait une vidéo à caractère intime mettant en scène la femme dont il usurpait l’identité, donnant ainsi l’impression d’une interaction en direct.Invitées à se dévoiler à leur tour, les victimes voyaient leurs échanges enregistrés à leur insu.
Une fois les images et vidéos intimes obtenues, le suspect présumé aurait changé de stratégie en menaçant de les transmettre aux proches des victimes ou de les publier sur les réseaux sociaux si celles-ci ne lui versaient pas les sommes réclamées.Parmi les personnes visées figurait un mineur identifié sous les initiales J.W.
Selon le récit de la PLCC, ce dernier, soumis aux menaces et à la pression, n’aurait plus supporté la situation et aurait fini par commettre l’irréparable.
À l’issue des investigations, D.M. a été conduit devant le parquet du Pôle pénal économique et financier. Il devra répondre de faits présumés d’utilisation frauduleuse d’éléments d’identification d’une personne physique, de menace de publication de données à caractère sexuel, de publication de données à caractère sexuel et d’escroquerie sur Internet.
M.K








