La sous-préfecture de Katogo (Région du Poro) située à 5 kilomètres de la frontière du Mali, a célébré le 7 aout 2026 dans le village Netoulou les festivités marquant le 66e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire.
S’adressant à ses administrés à cette occasion, le sous-préfet Kouakou Yao Jean-Luc a interpellé spécifiquement les exploitants de mines artisanales à privilégier le respect des lois et règlements de la République au sujet de cette activité. « L’exploitation minière artisanale, et particulièrement l’orpaillage, génère de lourdes conséquences sur l’équilibre social local, au premier rang desquelles figure l’explosion des conflits fonciers. Bien que cette activité constitue une source de revenus essentielle pour de nombreuses familles et dynamise l’économie locale, son développement s’accompagne de retombées destructrices : tensions communautaires, divisions sociales et fragilisation directe des droits fonciers des populations. Il est désormais crucial de juguler ces impacts négatifs afin d’éviter que la recherche d’opportunités économiques ne ruine la cohésion sociale ».
L’administrateur a invité l’ensemble des acteurs au dialogue et à la concertation afin de prévenir les conflits et de préserver la cohésion sociale, celle-ci devant demeurer la plus grande richesse locale. Il a salué les efforts faits par plusieurs opérateurs miniers dans le cadre de la régularisation de leurs activités. « Ces initiatives témoignent d’une volonté de se conformer au code minier ainsi qu’aux exigences de l’État et méritent d’être encouragées. J’exhorte ceux qui ne l’ont pas encore fait à s’inscrire résolument dans cette dynamique. Une exploitation minière légale, responsable et respectueuse de l’environnement constitue un gage de développement durable au bénéfice de tous », a-t-il indiqué.
Le sous-préfet, tenant compte de la situation sécuritaire eu égard à la position géographique de sa circonscription administrative frontalière au Mali, a salué l’engagement professionnel des forces de défenses et de sécurité. « La sous- préfecture de Katogo occupe une position géographique particulière. Située dans une zone frontalière, elle doit faire face aux défis sécuritaires qui affectent certaines régions de notre sous-région. Je voudrais, à cet égard, saluer l’engagement, le professionnalisme et le sens du devoir de nos forces de défense et de sécurité qui veillent, jour et nuit, à la protection des personnes et des biens. Mais la sécurité est une responsabilité partagée. Elle requiert la vigilance et la participation de tous. J’invite donc chaque citoyen à renforcer sa collaboration avec les forces. Ensemble, préservons la paix, car sans sécurité, aucun développement durable n’est possible », a déclaré l’autorité administrative.
Anderson Koné / Correspondant régional








