Dans la nuit de vendredi à samedi, des coups de feu et des explosions ont secoué plusieurs quartiers de Niamey, autour de la base aérienne 101, de l’aéroport et du centre-ville.
Des tirs nourris et des détonations d’armes lourdes ont retenti à partir du milieu de la nuit dans plusieurs secteurs de Niamey, semant la panique parmi les habitants. Selon plusieurs témoins contactés par l’AFP et RFI, les premières rafales sont parties de la zone de la base aérienne 101, située près de l’aéroport international, avant de se faire entendre également au centre-ville, dans la zone administrative où se trouvent le palais présidentiel et les locaux de la télévision nationale.
Un riverain interrogé par l’AFP a confirmé la présence de tirs au niveau de la base 101, témoignage recoupé par d’autres habitants. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes font état d’explosions près du palais présidentiel, et des vidéos, dont l’authenticité n’a pas été établie, montrent des blindés déployés en renfort dans un quartier proche de l’aéroport. À 4 h 00 locales (3 h 00 GMT), la télévision nationale continuait d’émettre.
À ce stade, l’origine des tirs et des explosions reste inconnue. Les autorités n’ont publié aucune communication officielle. Selon RFI, les casernes de la capitale ont été placées en alerte maximale, renforçant l’atmosphère d’incertitude.
L’aéroport de Niamey a déjà été la cible, cette année, de deux attaques jihadistes : en janvier, par le groupe État islamique, puis fin juin, par le JNIM, branche sahélienne d’Al-Qaïda. La seconde ayant coûté la vie à 11 soldats et 2 civils, malgré un repoussement par l’armée.
Dans une capitale où la menace armée a déjà frappé l’aéroport cette année, le bruit des armes, sans explication officielle, ravive les craintes et les interrogations. Niamey attend désormais des réponses pour dissiper le doute et savoir si cette nuit a été le prélude à une nouvelle escalade ou un incident isolé.
François M’BRA II








