Après plusieurs années passées à la Cour pénale internationale (CPI), le Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep), va célébrer le quatrième anniversaire du retour en Côte d’Ivoire de Charles Blé Goudé, les 27 et 28 novembre 2026. Pour commémorer cette date, en effet, le Cojep prévoit deux journées de célébration à la place CP1 de Yopougon, autour du thème : « Fête de la dignité et de l’espérance ». L’annonce a été faite samedi 26 septembre 2026, au Baron de Yopougon, par Joël Poté, président du comité d’organisation, à l’occasion de la cérémonie officielle de lancement des festivités.
La première journée, prévue le vendredi 27 novembre 2026 selon le responsable, sera consacrée à une série d’activités destinées à marquer cette commémoration. Au programme figurent notamment un mini-sommet, un « tournoi de l’espérance » doté du trophée Charles Blé Goudé, ainsi qu’un match de gala réunissant des équipes issues de différents partis politiques de l’opposition. La célébration connaîtra son temps fort le samedi 28 novembre, à la place CP1 de Yopougon. Cette journée d’apothéose sera notamment marquée par une adresse de Charles Blé Goudé aux Ivoiriens.
Joël Poté a expliqué que le choix de la place CP1 ne relève pas du hasard. Ce site, a-t-il souligné, occupe une dimension particulière dans le parcours judiciaire et politique de Charles Blé Goudé. Au cours de la cérémonie de lancement, le secrétaire général du Cojep, Yavo Martial, a, pour sa part, insisté sur la portée de cette commémoration, qui, selon lui, ne saurait se limiter au seul cadre partisan. Il a présenté cette célébration comme un moment de mémoire autour d’un retour au pays, d’une épreuve surmontée et d’une fidélité demeurée intacte. « Cette fête porte la mémoire d’un retour, d’une épreuve traversée et d’une fidélité maintenue. Mais nous ne voulons pas que cette mémoire devienne une frontière. Nous voulons qu’elle soit un pont », a-t-il déclaré.
Au-delà de la commémoration, Yavo Martial a appelé les responsables et militants du Cojep à inscrire le parti dans une nouvelle dynamique. Celle-ci devrait, selon lui, s’articuler autour de la formation des militants, du renforcement des structures et d’une présence accrue sur le terrain. Pour le secrétaire général, l’espérance ne doit pas se réduire à une attente passive, mais constituer un véritable ressort de mobilisation et d’action. « Entre la dignité et l’espérance, il y a le travail », a-t-il martelé. Une manière, selon lui, de rappeler que le meilleur hommage à rendre à Charles Blé Goudé réside moins dans la seule célébration du passé que dans la préparation de l’avenir et la poursuite de la consolidation du Cojep.
Philomène Aquouamah








