L’augmentation des prix des produits pétroliers, entrée en vigueur ce samedi 1er août 2026, suscite des réactions sur la scène politique ivoirienne. Le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), dirigé par Laurent Gbagbo, est monté au créneau pour dénoncer une mesure qu’il juge préjudiciable au pouvoir d’achat des ménages.
Dans une déclaration rendue publique à Abidjan, le commissariat général du Pacte social du parti, chargé des questions liées au pouvoir d’achat, estime que cette nouvelle révision tarifaire accentue les difficultés économiques des populations. Le PPA-CI rappelle qu’en l’espace de trois mois, le litre de super est passé de 820 FCFA à 905 FCFA, soit une hausse cumulée de 85 FCFA, tandis que le gasoil est passé de 655 FCFA à 705 FCFA, enregistrant une augmentation de 50 FCFA.
Pour le parti d’opposition, la hausse du coût des carburants ne se limite pas au seul secteur énergétique. Elle entraîne, selon lui, un renchérissement général des coûts de transport, de production et des produits de première nécessité, dans un contexte déjà marqué par les tensions sur le coût de la vie. Le PPA-CI conteste également l’argument souvent avancé de la conjoncture internationale. Le parti estime que les fluctuations à la baisse des cours mondiaux du pétrole sont rarement répercutées sur les prix à la pompe, appelant l’État à assumer pleinement sa responsabilité dans la protection du pouvoir d’achat.
Dans sa déclaration signée par Tchéidé Jean Gervais, commissaire général du Pacte social, le PPA-CI plaide pour plusieurs mesures : la suspension de cette hausse, l’ouverture d’un dialogue sur la fixation des prix des produits pétroliers, la mise en place d’un mécanisme de lissage des tarifs ainsi qu’un gel temporaire des prix des produits de première nécessité. Cette sortie intervient alors que la question du coût de la vie s’impose progressivement comme l’un des sujets majeurs du débat public ivoirien, à un peu plus d’un an de l’élection présidentielle de 2027. Entre impératifs budgétaires de l’État et préoccupations sociales, le dossier des carburants pourrait devenir un terrain de confrontation politique dans les mois à venir.
M. KOUADIO








