La présidente du Mouvement des générations capables (MGC) a répondu, vendredi 9 octobre 2026, à l’invitation du PDCI-RDA. Cette rencontre intervient après le dépôt de propositions distinctes auprès du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, dans le cadre des discussions sur la mise en place d’un nouvel organe électoral en Côte d’Ivoire.
Les discussions autour de la réforme du système électoral ivoirien se poursuivent au sein de l’opposition. Vendredi 9 octobre 2026, Simone Ehivet Gbagbo s’est rendue à la Maison du parti du PDCI-RDA, à Cocody, à l’invitation de cette formation politique. Elle était accompagnée de représentants des partis et regroupements alliés, notamment la Coalition pour l’alternance pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI), l’Alliance pour la démocratie et la citoyenneté (ADCI) et le Haut Conseil des évêques (HCE).
L’objectif de cette rencontre est de mener des concertations en vue de l’élaboration d’un texte commun sur la mise en place d’un nouvel organe électoral. Cette initiative intervient alors que plusieurs composantes de l’opposition ont déjà transmis leurs propositions au gouvernement, sans parvenir, à ce stade, à présenter une démarche entièrement unifiée.
Le PDCI-RDA avait notamment déposé ses propositions auprès du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité. Le lundi 5 octobre, une autre délégation composée de représentants de plusieurs formations politiques et regroupements de l’opposition, dont le COJEP, le FPI, le MGC et d’autres organisations, avait également remis un document au gouvernement, au terme de discussions engagées entre différents acteurs politiques.
Ces échanges avaient impliqué le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), qui avait pris part aux concertations préalables avant de se retirer du processus commun au dernier moment. Ce retrait a ainsi laissé apparaître des divergences dans la démarche des différentes composantes de l’opposition, malgré leur volonté affichée de défendre une réforme de l’organe électoral.
L’enjeu d’une position commune
La réunion organisée au siège du PDCI-RDA prend dès lors une importance particulière. Au-delà de la concertation entre responsables politiques, elle pose la question de la capacité des différentes formations à rapprocher leurs propositions et à s’accorder sur un texte commun susceptible d’être défendu auprès du gouvernement.
La multiplication des initiatives traduit l’importance accordée par l’opposition à la réforme du dispositif électoral. Mais les démarches engagées séparément montrent également que la recherche d’un consensus reste un défi, alors que les acteurs concernés ne semblent pas avoir entièrement harmonisé leurs positions.
Pour Simone Ehivet Gbagbo et les partis qui l’accompagnent, les discussions de ce vendredi doivent contribuer à rapprocher les points de vue. Reste à savoir si cette concertation permettra de dépasser les divergences apparues lors des précédents échanges et de dégager une proposition commune.
Maxime KOUADIO








