Dans une publication ce dimanche 20 septembre 2026, Ahoua Don Mello, ex-cadre du PPA-CI et candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2025, a relancé le débat sur la gouvernance de la filière aurifère en Côte d’Ivoire.
Au cœur de son intervention : la participation de l’État dans la Société ivoirienne des métaux précieux (SIMEP) et la destination des revenus tirés de l’or.Alors que la Côte d’Ivoire cherche à structurer davantage sa filière aurifère, Ahoua Don Mello pose une question centrale : « À qui profite véritablement l’or ivoirien ? ».
L’ancien cadre du PPA-CI s’interroge notamment sur le choix de limiter à 49 % la participation de l’État dans le capital de la SIMEP. Il estime que cette répartition mérite d’être questionnée au regard de l’importance stratégique de l’or pour l’économie nationale.
Dans son analyse, il met également en avant la progression de la production aurifère ivoirienne, officiellement passée de 10 tonnes en 2012 à près de 62 tonnes en 2025. Il évoque par ailleurs l’existence d’une production supplémentaire liée à l’orpaillage clandestin.
Pour Ahoua Don Mello, l’or ne constitue pas uniquement une ressource minière. Il représente également, selon lui, un levier de souveraineté monétaire et économique.Il plaide ainsi pour une implication plus importante de l’État dans la gestion et la valorisation de cette ressource, estimant que les revenus générés pourraient davantage contribuer au financement du développement du pays.
Cette position intervient dans le contexte de l’opérationnalisation de la SIMEP, présentée comme un instrument destiné à mieux organiser la chaîne de valeur de l’or, de la production à la commercialisation.
Dans sa publication, Ahoua Don Mello défend une orientation clairement souverainiste. « Reprenons le contrôle de nos ressources pour financer l’avenir de la Côte d’Ivoire ! », écrit-il, en mettant en relation la gestion de l’or et les besoins de financement du développement national.
Il questionne également la place accordée aux partenaires techniques et financiers de la SIMEP, estimant que certaines prestations pourraient, selon lui, être assurées par des opérateurs sélectionnés par appel d’offres sans nécessairement leur céder une part du capital.
Maxime KOUADIO








