Face à une accidentalité routière qui continue de peser lourdement sur les statistiques nationales, les autorités ivoiriennes resserrent l’étau autour des conducteurs mis en cause dans des accidents de la circulation. Réunie le 30 juillet à Abidjan, la Commission de suspension et de retrait de permis de conduire a passé au crible 41 dossiers, débouchant sur une série de sanctions administratives destinées à renforcer la discipline sur les routes. Installée dans les locaux de la Direction générale des Transports terrestres et de la Circulation, au Plateau, cette session ordinaire de juillet s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à réduire l’incivisme routier et à responsabiliser les usagers.
Au total, 41 accidents ont été étudiés, dont 14 mortels, 12 corporels et 15 matériels ou assimilés. Le bilan humain est particulièrement préoccupant : 14 personnes ont perdu la vie et 53 autres ont été blessées dans les sinistres examinés.
À l’issue des délibérations, 34 conducteurs ont été sanctionnés. 22 d’entre eux se sont vu infliger une suspension ferme de leur permis de conduire pour des périodes allant de trois mois à cinq ans. Quatre autres ont écopé d’une suspension avec sursis de trois mois. Par ailleurs, six conducteurs ne se sont pas présentés à leur convocation, tandis que huit dossiers se sont soldés par une restitution de permis, conformément à la réglementation en vigueur.

En ouvrant les travaux, Oumar Sacko, Directeur général des Transports terrestres et de la Circulation et président de la Commission, a rappelé que la lutte contre l’insécurité routière ne pouvait reposer sur la seule action des pouvoirs publics. Il a invité administrations, organisations de la société civile et citoyens à intensifier les actions de sensibilisation afin de combattre durablement les comportements à risque sur les routes ivoiriennes.
Instance consultative, la Commission rassemble des représentants de plusieurs administrations – Défense, Intérieur, Santé, Justice, Transports et Affaires maritimes – ainsi que des membres de la société civile. Cette composition interministérielle permet d’examiner chaque dossier sous les angles juridique, sécuritaire et sanitaire avant toute décision administrative.
M. KOUADIO








