L’atmosphère devenait de plus en plus tendue entre les fidèles de deux mosquées dans la ville de Zoukougbeu en raison d’un conflit convent entre les imams de ces deux édifices de la communauté musulmane. L’affaire a traversé le temps jusqu’à durer cinq années. Cinq ans durant lesquelles les leaders religieux, se vouant de l’inimitié, se regardaient en chien de faïence, eux et leurs communautés rangées derrière. A l’origine de cette discorde se transformant en adversité, une opposition qu’aurait affiché l’un des Imams, en l’occurrence El Hadj Amara Bamba de la grande mosquée de Zoukougbeu au fonctionnement de la mosquée Salam, sous le leadership de l’imam El Hadj Bamba Idris Koné. Le premier cité serait allé jusqu’à demander la démolition de l’édifice rivale et empêcher les cultes sur les lieux. Une posture qui a suscité colère et produit un séisme au sein de la communauté musulmane de la ville, divisée.
Des mois et des années se sont écoulés, et la crise a continué de perdurer entre les deux clans rivaux et leurs leaders. Plusieurs tentatives de conciliation, selon des témoins, se sont avérées infructueuses. Finalement, le salut est venu d’une dame, pas n’importe laquelle, mais dame Symakan, née Coulibaly Adjaratou, Préfète du département de Zoukougbeu, qui a décidé de prendre ses responsabilités et de restaurer l’ordre pour redonner vie aux communautés religieuses, en particulier les musulmans en conflit. L’initiative de l’autorité administrative a fini par produire ses fruits. Les deux imams protagonistes se sont serrés les mains en signe de la hache de guerre enterrée. La gouverneure a réussi ainsi à désamorcer à la bombe redoutée de part et d’autre dans les deux communautés en conflit.
Mme Symakan née Coulibaly Adjaratou a usé de stratégie pour rétablir la paix et l’entente entre les congrégations religieuses musulmanes, installées à Zoukougbeu, en proie ce conflit devenant interminable depuis de nombreuses années. Un conflit qui envenimait la foi religieuse, entachait la vie des fidèles des deux communautés sœurs au mépris des principes d’amour qui caractérisent l’islam. Cet exploit de la Préfète de Zoukougbeu n’a pas échappé à Ilboudo Oumar, président de la jeunesse burkinabè du département de Zoukougbeu et fidèle musulman, qui s’est prononcé sur le caractère de l’événement en s’adressant à la presse locale le jeudi 6 août 2026. Ilboudo Oumar a exprimé, au nom de la communauté musulmane de Zoukougbeu, une reconnaissance à Mme Symakan pour cet arbitrage salutaire en faveur de la paix rétablie entre les deux imams, El Hadj Amara Bamba et El Hadj Bamba Idriss Koné. « A la veille de la célébration de la fête de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, nous sommes encore plus heureux d’adresser, au nom de la communauté musulmane de Zoukougbeu, nos sincères reconnaissances à madame le préfet et les remerciements du plus profond de nos cœurs, pour son action en faveur de la paix entre nos imams et de l’unité au sein des musulmans de Zoukougbeu. Depuis 5 ans, les 2 leaders religieux se regardaient en chien de faïence. A travers eux, il y avait la division au sein de la religion musulmane de Zoukougbeu. Avec l’arrivée de Madame le préfet et son implication dans ce brûlant dossier, tout est rentré dans l’ordre, à la grande satisfaction de toutes les communautés religieuses de l’islam du département de Zoukougbeu. Nous lui disons merci, pour avoir mis un terme à 5 années de conflit », s’est-il réjoui.
Bah Léon Marcel, Correspondant régional








