Le foncier ivoirien est au cœur d’un forum national qui s’est ouvert sous le Haut Patronage du Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, ce jeudi 24 septembre 2026 à la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix de Yamoussoukro. ‘’La médiation au service de la gouvernance foncière : quelles solutions pour le renforcement de la cohésion sociale en Côte d’Ivoire’’, tel est le thème principal de cet atelier.
« Le thème retenu traduit une conviction essentielle en Côte d’Ivoire. La résolution durable des conflits fonciers passe nécessairement par le dialogue, l’écoute et la recherche de solutions consensuelles », a lancé Téné Birahima Ouattara dans son discours d’ouverture.
Pour le vice-premier Ministre, Ministre de la Défense, l’enjeu dépasse le simple lotissement. « Dans notre pays, la terre n’est pas une ressource économique seulement, elle est également un patrimoine, un espace de vie et un élément important de notre identité sociale, culturelle et historique. C’est pourquoi les conflits, qu’ils soient ruraux ou urbains, peuvent avoir des conséquences qui dépassent largement de simples différends », a-t-il relevé et de donner l’alerte. Et le N°2 de la Primature de poursuivre : « Les conflits fonciers peuvent fragiliser les familles, opposer les communautés, ralentir les investissements et compromettre les efforts de développement. Ils peuvent être une source de conflits et contribuer à la dégradation du climat social ».
A propos, le Vice-Premier ministre a rappelé les réformes engagées sous le leadership du Président Alassane Ouattara pour améliorer la gouvernance foncière et sécuriser les droits. Aussi, il a fait comprendre que l’action juridique et administrative ne suffisent pas. « La Médiation prend tout son sens. Elle permet de rapprocher les parties, de prendre en compte les réalités locales et de rechercher des solutions équilibrées en associant les autorités administratives, judiciaires, coutumières, les collectivités, la société civile et les communautés », a insisté Téné Birahima Ouattara qui salue la tenue du forum de Yamoussoukro. « Ce forum doit être un cadre d’échanges et de recherche de solutions justes. Nous attendons de vos travaux des recommandations concrètes, pragmatiques et opérationnelles (…) Notre ambition est de faire du foncier un facteur de développement et de cohésion et non une source de division. Le gouvernement examinera avec la plus grande attention les conclusions », a-t-il rassuré, en comptant sur l’appui de la Médiature. « Nous avons affaire à une situation difficile et il faut trouver les solutions et nous comptons sur le Grand Médiateur pour y arriver. »
Le Médiateur de la République, Gaoussou Touré, dans son intervention a tenu à préciser le périmètre de son action. « La Médiation ne se substitue ni à l’administration ni à la justice. Elle constitue un espace privilégié d’écoute, d’apaisement, de réconciliation et de protection », a indiqué Gaoussou Touré pour qui ce forum doit être plus qu’une réflexion. « Ce forum doit donc être perçu comme un cadre de réflexion, mais surtout un espace de propositions concrètes. Il permettra d’identifier ensemble les principales causes des conflits fonciers, d’examiner les mécanismes de prévention et ainsi examiner également les lois et règles existantes, de renforcer la coordination entre les différents acteurs et de promouvoir une véritable culture de la médiation en matière foncière », a souligné Gaoussou Touré. Il en a profité pour lister les facteurs de multiplication des conflits, notamment l’«urbanisation galopante, pression démographique, évolution des usages, coexistence entre droits coutumiers et règles modernes, manque d’information et d’insécurité foncière ».
Dans son élan il a déclaré que le forum permettra également d’accorder une attention particulière à la sensibilisation des populations, à la transparence des procédures, à la sécurisation des droits fonciers ainsi qu’à la prévention des litiges, aussi bien en zone urbaine que rurale. Il sera un espace de propositions concrètes pour identifier les causes des conflits, examiner les mécanismes de prévention, les lois existantes, renforcer la coordination et promouvoir une véritable culture de la médiation avec un accent sur la sensibilisation, la transparence et la sécurisation des droits en zones urbaine et rurale.
Jean Noël ASSOUMOU








