L’honorable Jacques Gabriel Ehouo, Député-Maire du Plateau, a fait un point de presse ce jeudi 24 septembre 2026, à la Salle panoramique de la promenade lagunaire de sa commune. Il n’avait qu’un seul et unique centre d’intérêt, la dénonciation ferme des actes posés par Cissé Bacongo Ibrahima, le ministre-gouverneur du District autonome d’Abidjan qui, dans la nuit du 11 au 12 septembre 2026, a démoli une partie des aménagements de la Promenade lagunaire, au Plateau. En présence de son Conseil municipal au grand complet, de collègues dont Jean Marc Yacé et de centaines de jeunes qui arboraient des tee-shirts noirs avec un message évocateur en rouge, « ordre urbain vs désordre urbain », l’élu a tapé du poing sur la table. Il a exprimé avec force sa saturation, son exaspération. « Le District agit de façon unilatérale au mépris des textes. Le ministre-gouverneur menace même de détruire le reste de l’aménagement lagunaire. Ce qu’il a déjà démoli était achevé à 90% avec plus d’un milliard de FCFA dépensé. Cela doit cesser », a martelé Jacques Ehouo qui a le soutien indéfectible de ses administrés, de ses populations. « Avec ce qu’il fait, il y a clairement un conflit de compétence. Après plusieurs rencontres à l’issue desquelles il a promis ne pas démolir l’excellent travail que nous avons fait, il l’a finalement détruit nuitamment, à 23h 57 mn, en faisant encercler les lieux par des loubards armés de gourdins et de machettes. Pourquoi n’a-t-il pas fait appel aux force régaliennes ? Comment vouloir imposer l’ordre en détruisant l’ordre ? », a condamné, le verbe haut, l’honorable Jacques Ehouo, la mine bien serrée. « Ce qu’il a fait n’est pas légal. Mais nous n’avons pas voulu aller à l’affrontement ce jour-là, pour éviter qu’il y ait des pertes en vie humaine », a pesté le conférencier. Puis d’ajouter d’un ton quasiment martial : « En ce qui nous concerne, nous avons décidé de suivre la légalité. Nous avons saisi toutes les autorités compétentes pour que justice soit faite. Nous comptons sur la tutelle pour que la lumière soit faite sur ce qui se passe. Parce qu’il faut que cela s’arrête ! Nous voulons qu’on nous construise identiquement ce qui a été cassé. Nous n’allons pas accepter qu’on casse ce que nous construisons et faire quelque chose d’autre en lieu et place avec quelqu’un d’autre ». L’honorable Jacques Gabriel Ehouo, très remonté contre l’acte posé par Cissé Bacongo Ibrahima, a clos son speech en prenant tout le monde à témoin. « Nous prenons cela à bras le corps. Mais, je précise que ce n’est pas un problème de personne ni de parti politique », a insisté Ehouo sous les encouragements et ovations de la grande assemblée.
Philomène Aquouamah








