L’orpaillage clandestin gagne du terrain dans le département de Bangolo. C’est pour prévenir les dangers liés à cette pratique que les chefs des villages de la commune ont été conviés ce mardi 04 août à une séance de sensibilisation. Une initiative pilotée par le commandant Adikpo Philippe, chef du cantonnement des agents des Eaux et Forêts qui avait à ses côtés le sous-préfet de Bangolo, Edry Désiré Any. Dans ces propos, l’officier a signalé trois sites d’orpaillage illégaux découverts dans les environs de la commune et dans le canton Zarabaon, plus précisément à Zou. Parlant des dangers de cette pratique, il a instruit son auditoire sur le danger qu’il constitue. « L’orpaillage clandestin est un danger pour l’environnement, mais aussi pour la santé à cause des produits chimiques utilisés », a-t-il informé. Avant d’ajouter ceci : « Bientôt, nous allons passer à la phase de répression, et tous les propriétaires terriens qui vont offrir des terres pour les exploitations minières illégales seront traités comme les exploitants », a prévenu l’officier des eaux et forêts.
Intervenant à son tour, le sous-préfet, Edry Désiré Any a invité quiconque veut exploiter les minerais de se rapprocher de l’administration. « L’exploitation minière n’est pas mauvaise, mais il faut le faire en conformité avec les textes en vigueur. Signalez la présence de toute personne étrangère dans vos localités, car les devises tirées de l’exploitation illégale peuvent servir à d’autres fins », a-t-il ajouté à la suite du chef de cantonnement. « C’est une question de sécurité nationale », a-t-il indiqué. « Nous n’avons plus affaires a de petits orpailleurs. Ils ont des drones, des machines. Si vous recevez des gens qui veulent exploiter l’or, il faut informer les autorités pour la signature d’un protocole d’accord. Quand cela est fait, le village peut en profiter (écoles, routes, adduction en eau potable, …). Il faut informer les autorités administratives et sécuritaires sur la présence d’un groupe d’étrangers dans le village. Ayez le réflexe d’informer les autorités à chaque fois que vous voyez une situation apparaître », a-t-il conseillé.
Eddy Smith, Correspondant régional.








