Le Président de la République, Alassane OUATTARA, a présidé, ce jeudi 23 juillet 2026, au Palais de la Présidence de la République, une réunion du Conseil National de Sécurité (Cns) consacrée à l’examen de la situation sécuritaire générale. A l’issue de cette rencontre, selon le communiqué produit, le Cns a exprimé son regret quant à l’expansion de l’orpaillage clandestin et annoncé des mesures draconiennes pour freiner ce phénomène. Au titre de ces mesures annoncées, le Chef de l’État a instruit le Premier Ministre de renforcer la réponse étatique autour de quatre axes majeurs. Il s’agit d’accroitre la responsabilisation des autorités administratives, traditionnelles et coutumières, ainsi que des FDS, via les Comités Départementaux de Sécurité (CDS) et les Cellules Civilo-Militaires (CCM) placées sous l’autorité des Préfets, mais aussi de renforcer la coopération diplomatique avec les pays d’origine des orpailleurs étrangers, en vue d’intensifier leurs implications, dans la sensibilisation et le rapatriement de leurs ressortissants impliqués. Ensuite, le président de la République a demandé d’appliquer avec rigueur l’arsenal juridique répressif sur tout le territoire, et enfin de renforcer les capacités opérationnelles du Groupement Spécial de Lutte contre l’Orpaillage Illégal (GS-LOI) et des unités des Forces de Défense et de Sécurité intervenant à ses côtés.
Par ailleurs, selon, le communiqué du Cns, depuis 2021, date de création du Gs-Loi, ce sont plus de 8 500 sites clandestins qui ont été déguerpis, contre 4 474 individus déférés dont 65% d’étrangers.
Quant au préjudice financier, il est estimé à plus de 960 millions FCFA et environ 136 kg d’or saisis, sans compter la confiscation et la destruction de matériels d’exploitation.
Emmanuel KOFFI








