Cinq ressortissants burkinabè, dont un mineur, ont été interpellés dans la nuit du 18 au 19 octobre 2026 sur un site d’orpaillage clandestin situé à environ trois kilomètres du village de Taléré, dans la zone de Sirasso, au nord de la Côte d’Ivoire.
L’opération, menée par l’Unité régionale de lutte contre l’orpaillage illégal, a également permis la saisie de plusieurs objets et d’une substance présentée comme contenant du cyanure.
L’intervention a été déclenchée à la suite d’informations faisant état d’activités d’exploitation aurifère illégale aux abords du village de Taléré. Sous les instructions du lieutenant-colonel Diarra Madou Adama, directeur régional des Eaux et Forêts du Poro et de la Bagoué, une équipe conduite par le lieutenant Yao Kouadio De Mozard Jean-Claude a été envoyée sur les lieux pour vérifier les renseignements recueillis.
Arrivés vers 3 heures du matin, les agents ont découvert plusieurs individus en pleine activité. Tandis que certains assuraient la surveillance des environs, d’autres procédaient au traitement du minerai par malaxage dans un bassin aménagé à cet effet. Grâce à une manœuvre d’encerclement, cinq personnes ont été arrêtées. Trois autres individus ont réussi à s’échapper avant l’intervention des agents.
Une moto, huit téléphones et une substance suspectée de contenir du cyanure saisis
Les personnes interpellées, identifiées par les initiales K. M., K. R., N. M., S. S. et S. A., ce dernier étant mineur, sont toutes de nationalité burkinabè. Elles ont été conduites à la Direction régionale des Eaux et Forêts du Poro et de la Bagoué, à Korhogo, pour la suite de la procédure.
Au cours de l’opération, les agents ont également saisi une moto de marque Apsonic, huit téléphones portables ainsi qu’une substance décrite par l’un des mis en cause comme du charbon contenant du cyanure, utilisé dans le processus d’extraction de l’or.
Les auditions ont permis aux enquêteurs d’identifier deux autres individus soupçonnés d’avoir organisé les activités d’orpaillage illégal dans le village. Les perquisitions effectuées à leurs domiciles n’ont cependant pas permis de les retrouver.
D’après des témoignages recueillis dans le voisinage, les deux suspects auraient quitté les lieux la veille de l’opération. Les investigations se poursuivent afin de retrouver les personnes en fuite et d’identifier d’éventuels autres complices. Cette intervention s’inscrit dans les efforts des services des Eaux et Forêts pour lutter contre l’exploitation aurifère clandestine et ses conséquences sur l’environnement.
M.K








