Le vendredi 21 août 2026, la Commission Régionale des Droits de l’Homme de Gbêkê (CRDH-Gbêkê) était l’invitée de Radio Média+Ci Bouaké pour une émission dédiée à la tolérance citoyenne, présentée par la présidente Carine Keffa et le juriste Christ Aba.
Les échanges ont porté sur la nécessité de conjuguer maîtrise de soi, respect de la loi et recours aux voies légales pour garantir le respect des droits humains et préserver la cohésion sociale.
La tolérance citoyenne ne doit pas être confondue avec la résignation. Carine Keffa, présidente du CRDH-Gbêkê, appelle au refus de la justice privée, à la condamnation de la violence comme réponse aux violations et à l’usage des procédures légales pour faire valoir ses droits.
Lors de l’émission animée par la présidente Carine Keffa et le juriste Maître Christ Aba, la CRDH-Gbêkê a rappelé que la tolérance citoyenne repose sur trois piliers complémentaires : le respect de l’autre, l’acceptation des différences et la maîtrise de soi. Les intervenants ont clairement distingué tolérance et passivité : être tolérant ne signifie pas accepter l’injustice ni demeurer silencieux face à une atteinte aux droits fondamentaux.
La présidente du CRDH-Gbêkê a incité les citoyens à privilégier le dialogue et à recourir aux mécanismes juridiques existants pour résoudre les conflits. Maître Christ Aba a présenté les voies de recours disponibles. Il a appelé les victimes à porter plainte et à saisir les instances compétentes plutôt que de se faire justice elles-mêmes. Les animateurs ont également souligné le rôle des acteurs locaux, autorités administratives, forces de l’ordre, ONG et médias dans la prévention des tensions et la promotion d’une culture du respect des droits.
L’émission a servi de plateforme pour sensibiliser la population de Gbêkê à l’importance d’une tolérance active : une attitude qui protège la cohésion sociale en transformant les différends en démarches légales et pacifiques plutôt qu’en cycles de vengeance.
« La tolérance citoyenne, ce n’est pas baisser les bras. C’est refuser que la colère nous pousse à franchir la ligne de la loi. Quand nos droits sont violés, nous devons dénoncer, porter plainte et demander réparation par les voies prévues. C’est ainsi que la paix et la confiance entre voisins et communautés se maintiennent », a indiqué Carine Keffa, présidente de la CRDH-Gbêkê.
En invitant chacun à conjuguer maîtrise de soi et recours aux instruments juridiques, la CRDH-Gbêkê rappelle que la tolérance, loin d’être une faiblesse, est un pilier de la justice et de la stabilité sociale, une responsabilité partagée qui protège les droits et préserve le vivre-ensemble.
François M’BRA II, correspondant régional








