Le village de Kossandji, dans le département d’Alépé (région des Lagunes), a basculé dans la violence dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 août 2026. Plusieurs personnes ont été tuées, d’autres grièvement blessées, tandis que d’importants dégâts matériels ont été enregistrés. Si les premières informations font état d’un lourd bilan humain, les autorités et les élus locaux appellent à la prudence en attendant les conclusions des enquêtes.
D’après les premiers témoignages recueillis sur place, des individus présentés comme des allochtones de la communauté Lobi, auraient pris pour cible des habitants autochtones de Kossandji. Les motivations de cette attaque demeurent, à ce stade, inconnues.
Le député de la circonscription, N’cho Christophe, insiste sur la nécessité de ne pas tirer de conclusions hâtives tant que les forces de sécurité, les médecins et les services de médecine légale n’auront pas achevé leurs investigations. « Il s’agit de crimes. Il faut procéder à des analyses minutieuses avant toute déclaration. Pour l’instant, j’ai officiellement confirmé au moins trois morts. Les autres informations devront être vérifiées afin d’éviter toute confusion », a-t-il déclaré.

L’élu affirme que les scènes découvertes sur le terrain témoignent d’une violence extrême. « Il y a des personnes qui ont été égorgées, d’autres fusillées en forêt, dont les corps n’ont pas encore été retrouvés. En l’état actuel, il est difficile de faire le contour exact de ces crimes odieux », a-t-il affirmé, appelant à la retenue tant que toutes les investigations n’auront pas été menées.
Selon lui, les recherches se poursuivent afin de retrouver d’éventuelles victimes et d’établir un bilan fiable des pertes humaines. N’cho Christophe rejette par ailleurs l’idée selon laquelle les violences seraient le résultat d’affrontements entre communautés. Il estime que les faits correspondent à une attaque ciblée contre les populations attié du village. « Il n’y a pas eu d’affrontements. Il y a eu une attaque menée contre la communauté Attié. Les violences ont duré de la nuit jusqu’au petit matin. Il y a des morts ainsi que d’importants dégâts matériels », a-t-il soutenu.
Le parlementaire indique avoir immédiatement alerté les autorités administratives et le corps préfectoral afin que des mesures soient prises sans délai. Il explique que cette mobilisation répond à la fois à son mandat de député et à son attachement personnel à Kossandji, son village d’origine. À la suite de cette attaque, des unités de la Gendarmerie nationale ont été déployées dans la localité afin de sécuriser les lieux et de prévenir toute nouvelle flambée de violence. Les autorités judiciaires devraient ouvrir une enquête pour établir les circonstances exactes des faits, identifier les auteurs présumés et déterminer les responsabilités.

Dans l’attente des conclusions officielles, les autorités invitent les populations à faire preuve de retenue et à ne pas relayer d’informations non vérifiées, alors que le village reste sous le choc de cette attaque dont les conséquences pourraient s’avérer plus lourdes que le bilan provisoire actuellement établi.
A propos, d’autres sources parlent de 5 personnes tuées dont 4 de la communauté Attié (autochtones) et un Lobi, la communauté opposée dans le conflit à relent communautaire. A en croire ces sources, probablement et encore un problème foncier comme il en couve de nombreux dans plusieurs régions du pays. Tout serait parti d’une dispute entre une dame du village de Kossangui et son employé sur une question liée à son champ. Ce malentendu entre aura vite dégénéré pour dépasser les seules personnes impliquées et virer sur le terrain communautaire. Le village est aussitôt secoué par des tensions et des actes d’une violence inouïe. Les protagonistes ont recours à tous les moyens, notamment l’usage des armes blanches et d’armes à feu. Des témoins racontent avoir entendu des détonements dans le village.

Plusieurs magasins et commerces sont saccagés, de nombreux biens matériels détruits et incendiés. Sous le feu des armes et des flammes, des villageois prennent la poudre d’escampette. Au moment où nous mettions sous presse, plusieurs habitants de la localité manquant encore à l’appel. Sont-ils en vie ? Ont-ils fui les violences pour trouver un abri dans la brousse ou dans les localités environnantes ? Ces questions restent posées. Toutefois, le calme est revenu dans le village. Un calme précaire instauré par l’intervention des forces de sécurité.
M.K








