Marie-Laure N’Goran, la nouvelle présidente de l’Union nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) ne sera pas orpheline dans la noble et exaltante mission que les journalistes ivoiriens lui confiée. Elle bénéficiera de l’apport institutionnel comme l’a déclaré M. Amadou Coulibaly à l’occasion de l’investiture du nouveau Bureau Exécutif de l’UNJCI, samedi 4 juillet 2026, à la Maison de la Presse d’Abidjan Plateau. Devant la foule des journalistes qui ne voulaient pas se faire conter cet événement, le ministre a réaffirmé la volonté du gouvernement ivoirien à jouer pleinement son rôle régalien.
« Je tiens à rassurer le Conseil exécutif qui vient d’être investi du soutien total et de l’appui constant du gouvernement de Côte d’Ivoire qui traduit en action la vision du chef de l’État, SEM le Président Alassane Ouattara », a-t-il annoncé d’abord, à la grande satisfaction du parterre de journalistes dans la liesse.
Le ministre Amadou Coulibaly a tenu, toutefois, à indiquer que le soutien de l’État ne sera guère dans la complaisance. Bien au contraire. « L’aide de l’État que nous allons vous apporter, que nous vous apportons à travers l’ASDM, se fera selon des critères objectifs que nous avons établis et qui sont disponibles en ligne. Cette aide n’est pas une prime à la complaisance comme vous le réalisez », prévient le ministre. À l’aune de cette précision, il est quasiment inutile de préciser que seuls les méritants en bénéficieront sous la supervision stricte de l’Agence de Soutien et de Développement des Médias (ASDM). « C’est tout le sens des instructions que nous avons donné à l’ASDM pour que cette aide revienne à ceux qui le méritent, vers ceux qui font des efforts de professionnalisation », insiste Amadou Coulibaly. Il en a profité pour inviter les uns les autres à opérer dans la légalité absolue. « Et cela commence déjà à sortir de l’informel. Il faudrait que vous ayez des entreprises de presse qui soient réelles et viables. Pour cela, vous pouvez compter sur notre accompagnement », conseille-t-il à juste titre. Car selon le ministre de tutelle, « le financement public sera orienté vers les organes de presse en règle de leurs obligations légales, fiscales et sociales. Les entreprises qui font l’effort de se structurer et de déclarer leurs journalistes (à la convention collective, ndlr) trouveront auprès de nous, auprès de l’ASDM, un partenaire attentif pour financer leurs modernisations technologiques et la formations de leurs équipes. Cette volonté de professionnalisation se traduit déjà par des réformes structurelles majeures à l’échelle nationale. »
E. Djabia








