Le Syndicat pour la Revalorisation de l’Éducation et de la Scolarité (SYRES-Côte d’Ivoire) demande que toute la lumière soit faite sur les circonstances du décès de Keïta Daouda, professeur d’anglais au Collège Moderne de Bédiala, survenu dans l’après-midi du samedi 26 septembre 2026 au corridor de Bédiala.
Dans une déclaration signée par son secrétaire général national, Arnaud Boka, le syndicat dit avoir appris avec « un profond émoi et une indignation indescriptible » la mort de l’enseignant. Il présente ses condoléances à la famille du défunt, à ses proches, ainsi qu’à ses collègues du Collège Moderne de Bédiala et aux personnels de l’éducation du Haut-Sassandra.
Le SYRES-Côte d’Ivoire dénonce les circonstances dans lesquelles ce drame est survenu et les qualifie de « tragédie pourtant évitable ». Le syndicat se dit également préoccupé par des informations faisant état de traitements violents qu’auraient subis d’autres enseignants qui se seraient rendus sur les lieux, en présence de forces de l’ordre.
Une demande d’enquête
Face à ces éléments, le syndicat exige que les circonstances exactes du décès de Keïta Daouda soient établies. Il réclame également que les responsabilités soient clairement déterminées et que les mesures appropriées soient prises à l’issue des investigations.« Keïta Daouda est parti, mais nous n’accepterons pas que les circonstances de sa mort soient passées sous silence », affirme le SYRES-Côte d’Ivoire dans sa déclaration.
Le syndicat appelle par ailleurs les personnels de l’éducation à rester « unis, vigilants et mobilisés » afin d’exiger, selon ses termes, « vérité, justice et respect de la dignité des travailleurs de l’éducation ».En attendant que les circonstances du drame soient davantage documentées, le SYRES-Côte d’Ivoire réaffirme que « la vie et la dignité des enseignants ne peuvent être négociables ».
Maxime KOUADIO








