Opposée aux Mourabitounes de Mauritanie, ce dimanche 18 octobre 2026, au stade Pape Amghar Dieng de Ksar, à Nouakchott, la sélection ivoirienne s’est inclinée sur le score de 4 buts à 7, à l’occasion du match retour du deuxième et dernier tour qualificatif de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de beach soccer 2026.
Vainqueurs à l’aller sur la marque de 3-2, le 11 octobre 2026 à Abidjan, le capitaine Djedjed Nahounoud Guy Hans, Wilfried Goré Zan Bi, Issac Dosso Vassotié, Vianney Akpa Akmel et leurs partenaires n’ont pas réussi à préserver leur avantage. Face à une formation mauritanienne portée par son public et forte de son expérience, les Ivoiriens ont fini par céder.
Plus réalistes et mieux inspirés dans les moments décisifs, les Mourabitounes, conduits notamment par Malick Bidjati et Belkheir Cheick, ont su inverser la tendance pour décrocher leur billet pour la phase finale de la compétition, prévue du 7 au 15 novembre 2026 au Sénégal. La Mauritanie, vice-championne d’Afrique et récemment présente à la Coupe du monde, confirme ainsi ses ambitions sur la scène continentale.
Le Colonel Mah Bonfils mise sur la reconstruction
Malgré cette élimination douloureuse, les responsables ivoiriens entendent retenir les enseignements de cette double confrontation et poursuivre le travail de consolidation de l’équipe nationale. Au terme de la rencontre, le Colonel Mah Bonfils, président de la Commission futsal et beach soccer, a tenu à saluer l’engagement des joueurs, tout en reconnaissant la supériorité de l’adversaire sur cette manche retour. « Je félicite nos joueurs, qui ont donné tout ce qu’ils avaient dans le ventre. Ils se sont admirablement battus. Malheureusement, dans le sport, il y a toujours un vainqueur et un vaincu, et il se trouve que nous avons perdu », a-t-il déclaré. Loin de céder au découragement, le dirigeant ivoirien affiche toutefois sa confiance dans les perspectives de progression de la sélection nationale. Il estime que le potentiel du groupe demeure intact, en dépit du temps relativement court consacré à sa préparation. « J’ai foi en l’avenir de notre sélection, qui a du potentiel. Malgré le temps assez court dont nous avons disposé pour préparer cette compétition, nous n’avons pas été ridicules. Nous sommes tombés sur une équipe mauritanienne bien en place. Nous allons nous remettre au travail et redoubler d’efforts, car nous avons une bonne équipe que nous devons perfectionner en vue des prochaines batailles », a-t-il assuré.
Djedjed Hans et Enam Kevin appellent à rebondir
Capitaine des Éléphants, Djedjed Nahounoud Guy Hans n’a pas dissimulé sa déception à l’issue de cette rencontre décisive. Pour lui et ses coéquipiers, l’objectif était sans équivoque : arracher la qualification pour la phase finale. Mais le résultat obtenu à Nouakchott a contrarié leurs ambitions. « Mes coéquipiers et moi avions un seul objectif sur le terrain : nous qualifier. Malheureusement, le résultat n’est pas celui que nous souhaitions. Nous allons tirer les enseignements de cette expérience et revenir encore plus forts dans deux ans », a-t-il promis.
Un état d’esprit que partage le sélectionneur national, Enam Kevin. Tout en saluant l’intensité de la confrontation, le technicien ivoirien a reconnu le mérite de la formation mauritanienne, qui a su mieux exploiter ses occasions dans des conditions particulières. « Nous avons livré un véritable match de beach soccer. La température a quelque peu joué en notre défaveur. Mais il faut le reconnaître : les Mauritaniens ont été meilleurs que nous. Nous avons du potentiel et nous allons nous remettre au travail », a-t-il indiqué.
Si cette élimination prive les Éléphants du rendez-vous continental de novembre 2026 au Sénégal, elle constitue désormais un point de départ pour la reconstruction. Entre amélioration de la préparation, consolidation des automatismes et renforcement de l’efficacité devant les buts, la sélection ivoirienne est appelée à transformer cette déconvenue en levier de progression, avec l’ambition de retrouver les sommets du beach soccer africain lors des prochaines échéances.
Eugène DJABIA, envoyé spécial à Nouakchott








