Le président de la FIFA, Gianni Infantino, est au cœur d’une nouvelle polémique. Selon le quotidien britannique The Times, une partie de sa rémunération perçue en 2024 n’aurait pas été rendue publique, soulevant ainsi des interrogations sur la transparence financière de l’instance dirigeante du football mondial.
D’après le rapport annuel de la FIFA, le dirigeant italo-suisse a officiellement touché 4,6 millions d’euros au cours de l’année 2024. Toutefois, le tabloïd affirme qu’une somme supplémentaire de 1,5 million d’euros, versée par FWC2026 US Inc., une filiale de la FIFA chargée de l’organisation de la Coupe du monde 2026 aux États-Unis, n’aurait pas été déclarée publiquement.
Certaines sources du journal anglais soupçonnent ces sommes cachées d’avoir servi à financer une luxueuse villa occupée par Infantino et sa famille à Miami après la Coupe du monde 2022. La propriété est située dans le quartier ultra-exclusif de Sunset Islands et appartient au milliardaire Eric Schmidt, ancien PDG de Google qui l’avait achetée plus de 24 millions d’euros en 2023.
Ces révélations suscitent des interrogations sur le respect des règles de transparence auxquelles sont soumis les dirigeants de la FIFA. Miguel Maduro, ancien président de la commission de gouvernance de l’instance, estime que le versement de sommes supplémentaires par des sociétés liées à la FIFA, sans divulgation publique, pourrait constituer une violation des règles en vigueur.
« C’est une violation manifeste des règles s’il perçoit d’autres sommes de la part de sociétés liées à la FIFA et que cela n’est pas rendu public. Les statuts de la FIFA imposent une obligation de transparence totale », a-t-il révélé.
Face à ces interrogations, Miguel Maduro appelle à l’ouverture d’une enquête afin de faire la lumière sur ces versements et de déterminer si les obligations de transparence ont été respectées.
Pour l’heure, ces éléments, rapportés par le confrère soulèvent des questions sur la rémunération du président de la FIFA. Les circonstances exactes de ce versement supplémentaire et son traitement dans les déclarations officielles restent au cœur du débat.
Eugène DJABIA








