La course à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF) est-t-elle déjà pliée pour Yacine Idriss Diallo ? On n’est pas très loin de tirer cette conclusion, car à l’issue de la période de dépôt des dossiers, un seul dossier de candidature a été enregistré par la Commission électorale, celui du comité exécutif sortant conduit par Yacine Idriss Diallo.
Le dépôt s’est effectué dans une atmosphère marquée par l’unité. Yacine Idriss Diallo et Malick Tohé sont apparus côte à côte, main dans la main, esquissant des pas de danse, pour accompagner la démarche du comité sortant. Une image qui en dit long sur la volonté affichée de présenter une équipe soudée à l’approche du scrutin du 12 septembre 2026.
En face, aucun représentant du candidat déclaré Souleymane Cissé n’a été aperçu aux abords du siège de la FIF au moment du dépôt des candidatures. Une absence remarquée alors que son nom avait été présenté comme celui d’un potentiel challenger face à l’équipe sortante. Si la situation se confirme après les vérifications de la Commission électorale, les membres actifs de la FIF pourraient donc être appelés, le 12 septembre prochain, à se prononcer sur une candidature unique qui s’annonce comme un plébiscite.
Cette configuration change sensiblement la physionomie de l’élection. Alors qu’un duel était attendu dans les milieux du football ivoirien, le scrutin pourrait finalement se transformer en une démonstration de confiance envers l’équipe en place. Yacine Idriss Diallo veut d’ailleurs placer cette nouvelle séquence sous le signe de l’apaisement. Le président sortant avait promis que « le Gnaga national » deviendrait cette fois « un Gnaga d’amour », affichant ainsi son ambition de tourner la page des tensions qui ont souvent marqué les précédentes batailles électorales à la FIF.
Reste désormais à connaître la décision définitive de la Commission électorale après examen et validation des dossiers. Mais sur le terrain, l’image du jour est déjà forte : Yacine Idriss Diallo et Malick Tohé, réunis pour porter la candidature du comité sortant, tandis que le camp de Souleymane Cissé brillait par son absence autour du siège de la FIF. Faut-il le rappeler, le bruit avait couru également quant à une possible candidature du premier vice-président de la Fif contre le président sortant. Mais, au final, c’est la parfaite cohésion que Malick Tohé et Idriss Diallo ont affiché pour conduire ensemble la faîtière ivoirienne du football.
M.K







