Yacine Idriss Diallo, le président sortant de la Fédération ivoirienne de Football (Fif) a déposé, dans l’après-midi de ce lundi 10 août 2026, date butoir donnée par la commission électorale, son dossier de candidature. Face aux médias, il s’est expliqué juste après en dévoilant ses nouvelles ambitions.
Quels sentiments vous animent au sortir du dépôt de votre candidature à la présidence de la Fédération ivoirienne de football ?
Je voudrais d’abord rendre grâce au seigneur qui nous permet de vivre ce moment. Nombreux parmi vous étaient témoins quand, il y a quatre ans, nous avions fait cette même démarche avant les élections de Yamoussoukro, en 2022. Permettez-moi, en ce moment, d’avoir une pensée pour mon frère feu Sory Diabaté qui fut un adversaire redoutable. Je pense également à mon jeune frère Didier Drogba qui n’est plus parmi dans le football mais qui reste une icône du football national.
Donc il y a quatre ans nous avions déposé notre candidature et nous avons été élu le 23 avril 2022 à Yamoussoukro. Depuis lors, avec le Comité exécutif qui m’a accompagné, nous avons travaillé de notre mieux pour essayer de faire évoluer positivement le football en Côte d’Ivoire. Notre programme était dénommé « Rassembler pour développer ». Nous avons humblement un cheminement qui a donné les résultats que vous connaissez tous, étant donné que vous êtes tous des témoins de tout ce que nous avons accompli.
Pourquoi avez-vous candidaté encore ?
Quatre ans après, nous venons à nouveau déposer notre candidature avec certains de mes collègues de la liste que je dirige pour demander le suffrage de nos électeurs, les présidents de clubs. Notre objectif est de continuer ce que nous avons commencé, de l’améliorer, de le solidifier et de faire en sorte qu’il y ait une véritable transformation du football ivoirien sur les quatre prochaines années. Ce qui nous amène ici aujourd’hui. Nous avons donc déposé auprès de la Commission électorale qui nous a remis notre récépissé après avoir contrôlé tous les documents que nous avons.

Donc pour l’heure, nous sommes candidat à la candidature parce qu’il faudrait que la commission électorale fasse son travail et confirme que nous remplissons toutes les conditions. C’est quand cela sera confirmé que nous pourrons aller plus loin dans les propos. Nous n’avons fait qu’une démarche administrative avec la plupart des membres du Comité exécutif qui m’accompagneront durant les quatre prochaines années. Ceux qui sont disponibles actuellement à Abidjan sont présents. Il y a des anciens et de nouveaux visages. Mais ce tous des personnes qui aiment le football et qui vont de donner à fond pour que le football ivoirien se maintienne au firmament de l’Afrique et aille Inchalla, au firmament du monde.
Qu’en est-il du « gnaga (combat) national » que vous annonciez il y a quelques semaines ?
Le gnaga, dans notre pays, peut être un gnaga pacifique. Donc c’est un gnaga d’amour. Il n’y a pas d’autres commentaires que cela. (Il rit).
Quelles sont les nouvelles personnes qui font leur entrée dans le nouveau Comité exécutif ?
C’est une équipe qui a gagné et c’est une équipe qui va continuer à travailler. Donc, il y a des personnes qui n’y seront plus ; mais pas parce qu’elles n’ont pas travaillé. Nous sommes dans une évolution de process et cette évolution fait que d’autres personnes viennent apporter un plus avec leur compétence, leur appui au travail que nous faisons. Mais même ceux qui ne sont pas reconduits font toujours partie de la famille du football ivoirien et seront avec nous dans les années à venir.
Propos recueillis par Eugène DJABIA








