Emerse Faé a repris la parole après son limogeage à la tête de la sélection ivoirienne. Interrogé par Brut en marge de la conférence stratégique de la Confédération africaine de football (CAF), organisée au Cap-Vert, l’ancien sélectionneur des Éléphants de Côte d’Ivoire a livré son analyse des leviers nécessaires à la progression du football continental.
Son message s’adresse directement aux dirigeants. Pour l’ ex-entraîneur des éléphants, la réussite sportive suppose de la stabilité, des moyens et une vision inscrite dans la durée. Il estime que les équipes africaines ne souffrent d’aucune infériorité intrinsèque face aux grandes nations du football mondial.
Encore faut-il, estime-t-il, leur permettre d’évoluer dans un environnement comparable à celui des sélections qui dominent les compétitions internationales.« On n’a rien à envier aux Européens ni aux Sud-Américains, mais il faut vraiment les mêmes conditions et la même mentalité que ces équipes qui gagnent », a-t-il affirmé au micro de Brut.
L’ancien technicien ivoirien invite les responsables à ne pas limiter leurs ambitions aux objectifs de résultats immédiats, mais à créer les conditions nécessaires à la construction de projets sportifs solides.
Au cœur de son intervention figure la question du temps accordé aux entraîneurs. La multiplication des changements à la tête des sélections peut compromettre, selon la logique défendue par Faé, la mise en œuvre des méthodes de travail et la continuité des projets techniques.
« Pour une évolution et pour que le foot africain continue à grandir, il faut que les dirigeants africains laissent le temps au staff de travailler », a-t-il insisté.
L’ancien sélectionneur rappelle que les idées et les ambitions ne suffisent pas à produire des résultats immédiats. « Ils ont des idées, mais le foot ne tombe pas en un jour. Il faut du travail, il faut du temps », a-t-il ajouté.








