Après la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), le PDCI-RDA poursuit ses travaux sur le futur dispositif électoral. Réuni à Cocody le 31 août, le groupe de travail mis en place par la direction du parti, presidé par le vice-président Georges-Philippe Ezaley.affirme avoir finalisé ses propositions et se dit désormais disposé à les présenter dans le cadre d’un dialogue avec le gouvernement.
Autour de la table figurait notamment maître Blessy Chrysostome, président du groupe parlementaire du PDCI-RDA à l’Assemblée nationale. Cette rencontre a permis au groupe de travail chargé du dossier de faire le point sur l’état d’avancement de ses réflexions et sur les prochaines étapes.
Mis en place à l’initiative du président du PDCI-RDA, Sidi Antiam, ce groupe doit formuler les propositions du parti sur la création d’un nouvel organe chargé de l’organisation des élections.
« Le président a mis en place un groupe de travail qui m’a chargé de présider », a expliqué Georges-Philippe Ezaley, précisant que l’équipe associe notamment « un représentant des députés, un représentant des maires » ainsi qu’un représentant du secrétariat exécutif.
Le groupe s’est appuyé sur les travaux déjà réalisés au sein du secrétariat exécutif du parti. « On a travaillé sur la base des documents fournis par le secrétariat exécutif, on l’a enrichi pour sortir […] un dossier abouti de création d’un nouvel organe électoral », a détaillé le vice-président.
Pour le PDCI-RDA, la prochaine étape doit désormais être celle du dialogue. Le parti assure avoir officiellement sollicité l’ouverture d’une table ronde consacrée à la future architecture électorale.
« Pour nous, on s’attend à ce qu’il y ait un dialogue pour lequel le PDCI va présenter ses propositions », a déclaré Georges-Philippe Ezaley.
Cette demande intervient alors que le gouvernement avait, de son côté, convié les formations politiques à un « dialogue républicain ». Le responsable du PDCI rappelle avoir participé à cette initiative, estimant qu’elle devait permettre aux différentes parties de faire connaître leurs positions et de rechercher, comme lors des précédentes concertations politiques, une issue consensuelle.
La dissolution de la CEI a toutefois modifié le calendrier et les modalités de ces discussions. Selon Georges-Philippe Ezaley, le PDCI demeure dans l’attente d’une relance du processus après une première rencontre avec la Primature.
Le parti affirme par ailleurs avoir échangé avec d’autres formations politiques sur la question. Notamment le MGC de Simone Ehivet Gbagbo, le FPI de Pascal Affi N’ Guessan et Vincent Toh Bi, l’ ex-prefet d’Abidjan, candidat recalé à la présidentielle d’octobre dernier. Une manière, selon son responsable, de démontrer que le PDCI-RDA reste disponible pour participer à une concertation élargie.
Au-delà de la seule organisation des prochaines élections, le parti d’opposition présente la réforme comme un enjeu institutionnel majeur. « L’organe électoral est important pour la vie de la nation », a insisté Georges-Philippe Ezaley.
La réunion du 31 août avait également pour objectif de confronter les propositions du groupe de travail avec les réflexions du groupe parlementaire du PDCI-RDA.
À l’issue de ces échanges, le message se veut clair : le parti dispose désormais d’une position qu’il entend défendre auprès des autorités.
« Le PDCI est au travail, le PDCI est prêt sur ce dossier », a affirmé Ezaley, ajoutant qu’à « tout moment », le parti pourra mettre ses propositions à la disposition des autorités.
Alors que la question de la réforme de la gouvernance électorale s’impose désormais parmi les dossiers politiques sensibles en Côte d’Ivoire, le PDCI-RDA entend ainsi ne pas rester en marge des discussions sur les contours du futur organe électoral.
Maxime KOUADIO








