Accusé sur les réseaux sociaux de blanchiment d’argent, DJ Kedjevara monte au créneau. L’artiste ivoirien, de son vrai nom Yao Parfait, entend rétablir sa vérité et annonce le dépôt imminent d’une plainte contre les personnes qu’il accuse de propager des informations préjudiciables à son encontre. Dans une vidéo de plus de cinq minutes publiées sur ses réseaux sociaux le samedi 10 octobre 2026, DJ Kedjevara a tenu à apporter des éclaircissements sur les accusations présumées de « blanchiment d’argent » dont il ferait l’objet. Face aux informations relayées sur les plateformes numériques, l’artiste a décidé de prendre la parole afin de livrer sa version des faits. Selon ses déclarations, cette affaire aurait pris de l’ampleur à la suite d’une vidéo réalisée par une femme qu’il présente comme étant déjà connue pour ses prises de position virulentes à l’égard de plusieurs personnalités publiques, notamment le président de la République, la Première Dame et des membres du gouvernement ivoirien. « Je vois quelques informations qui circulent comme quoi DJ Kedjevara est accusé de blanchiment d’argent. Je vais vous expliquer », a-t-il déclaré, avant d’indiquer que la vidéo en question aurait ensuite été relayée par plusieurs créateurs de contenus sur TikTok.
L’artiste affirme par ailleurs que son ancienneté dans l’univers du showbiz, où il évolue depuis 2006, lui a permis de nouer de nombreuses relations, aussi bien professionnelles que personnelles. Il soutient que certaines de ses connaissances et certains de ses admirateurs lui auraient transmis des informations relatives à cette affaire. Au-delà de cette controverse, DJ Kedjevara établit un lien entre les attaques dont il estime être la cible et ses ambitions pour la commune de Port-Bouët, où il envisage de briguer prochainement la mairie. Ces derniers mois, l’artiste affirme avoir multiplié les initiatives en faveur des populations de cette localité. À ses yeux, l’ampleur de ses projets pourrait expliquer les critiques auxquelles il est confronté. Il évoque notamment la construction de logements sociaux, la création d’un centre de football ainsi que des actions de soutien en faveur des femmes et des enfants. « Vous savez que Kedjevara va à Port-Bouët, il s’attendait à tout ça parce que ses projets sont grands, ses projets sont supersoniques », a-t-il affirmé, estimant que ces initiatives pourraient susciter des inquiétudes chez certains de ses détracteurs.
L’artiste invite ainsi ses opposants présumés à privilégier les préoccupations des populations plutôt que de s’engager dans ce qu’il considère comme une entreprise de dénigrement. Déterminé à donner une suite judiciaire à cette affaire, l’interprète du titre Ça fait mal annonce la constitution d’un dossier destiné aux autorités judiciaires. Il affirme que son entourage et lui-même procèdent actuellement à la collecte de témoignages et de captures d’écran de virements, éléments qu’il entend verser à la procédure envisagée. « Nous sommes en train de recueillir tous ces témoignages, ces captures d’écran de virements pour faire un bon dossier afin de le déposer chez le Procureur d’Abidjan », a-t-il prévenu, annonçant son intention de porter plainte contre les personnes concernées. À ce stade, les déclarations de l’artiste constituent sa version des faits. Les accusations évoquées dans cette controverse, tout comme les éléments qu’il affirme réunir, restent à apprécier au regard des éventuelles suites judiciaires de l’affaire.
Cette polémique intervient alors que DJ Kedjevara entend lancer, par l’intermédiaire de sa structure immobilière, un programme de construction de logements sociaux destiné aux personnes en situation de vulnérabilité. Selon les explications fournies par l’artiste, les habitations concernées seraient proposées à des conditions financières particulièrement accessibles, dans le cadre d’un dispositif de location-vente. L’objectif affiché serait de permettre à des ménages modestes d’accéder progressivement à la propriété immobilière. Kedjevara assure que ce projet, qui n’aurait pas encore connu son démarrage effectif, suscite déjà des réactions favorables au sein de certaines autorités ivoiriennes. Il affirme notamment avoir reçu des félicitations de plusieurs ministères pour cette initiative. « L’État ivoirien sait tout ce qu’on fait. Nous avons déjà reçu les félicitations de plusieurs ministères pour notre projet de logements sociaux qui n’a même pas encore démarré mais qui fait trembler », a-t-il déclaré. L’artiste estime que même la mise à disposition de quelques appartements constituerait une avancée significative pour les habitants de Port-Bouët. À travers ce programme et les autres actions sociales qu’il annonce, il entend inscrire son engagement local dans la durée, alors que ses ambitions municipales se précisent.
Reste désormais à savoir quelles suites seront données à cette controverse et à la plainte annoncée par l’artiste.
Philomène AQUOUAMAH








