Ci-dessous un large extrait du discours prononcé devant les hautes autorités ivoiriennes, par le député-maire de Port-Bouët, à l’occasion du lancement de la 10e édition des Journées nationale du cacao et du chocolat (JNCC). Dr Sylvestre Emmou, dans un plaidoyer magistral, a posé la problématique de la politique agricole de la Côte d’Ivoire, de la modernisation et de l’attractivité du secteur, non sans rendre un hommage appuyé à ces braves paysans pour leur place indéniable dans la société.
Distingués invités, Mesdames et Messieurs,
Le cacao n’est pas simplement une matière première. Il représente une part essentielle de l’histoire économique et sociale de la Côte d’Ivoire. Il fait vivre des millions de familles, contribue au développement de nos territoires et participe au rayonnement de notre pays sur la scène internationale. Derrière chaque fève de cacao, il y a un producteur, une famille, une communauté et tout un espoir de développement. C’est pourquoi la célébration des Journées Nationales du Cacao et du Chocolat constitue bien plus qu’un rendez-vous professionnel.
Elle est une occasion de rendre hommage à nos producteurs, de valoriser leur travail, de réfléchir à l’avenir de la filière et de renforcer le lien entre production, transformation, consommation et création de valeur. Le thème de cette 10ᵉ édition, « Jeunesse et cacao-culture du futur », est particulièrement évocateur. Il nous interpelle tous. La jeunesse doit être au cœur de la transformation de notre agriculture et de la modernisation de notre filière cacao.
Aujourd’hui plus qu’hier, nous devons donner à nos jeunes l’envie et les moyens de considérer l’agriculture non plus seulement comme une activité traditionnelle, mais comme un secteur moderne, innovant, technologique et créateur d’emplois et de richesses. L’avenir de la cacao-culture passera nécessairement par la formation, la digitalisation, l’innovation, la recherche, la mécanisation, la transformation locale et l’entrepreneuriat des jeunes. Notre ambition doit être de faire émerger une nouvelle génération de producteurs entrepreneurs, d’agro-industriels, de chocolatiers, de chercheurs, de techniciens et d’innovateurs ivoiriens.
Distingués invités, Mesdames et Messieurs,
La Commune de Port-Bouët est particulièrement heureuse de contribuer à l’accueil de cette importante manifestation. Commune stratégique du District autonome d’Abidjan, Port-Bouët, cité balnéaire et aéroportuaire, est une porte d’entrée de notre capitale économique et un territoire résolument tourné vers l’avenir. Notre commune accueille des infrastructures majeures de la vie économique, commerciale et internationale de notre pays.
À travers cette cérémonie, nous voulons donc réaffirmer notre disponibilité à accompagner toutes les initiatives qui contribuent au rayonnement de la Côte d’Ivoire, à la création d’emplois et à l’amélioration du bien-être de nos populations. Nous sommes convaincus que le développement d’une filière cacao moderne et durable doit également profiter aux collectivités territoriales et aux populations qui accueillent les infrastructures et les activités économiques qui lui sont liées. Je voudrais, à cet instant, avoir une pensée particulière pour nos vaillants producteurs de cacao.
À vous qui, jour après jour, travaillez la terre, entretenez les plantations et contribuez à faire de la Côte d’Ivoire le premier producteur mondial de cacao, nous voulons dire : Merci ! Merci pour votre courage. Merci pour votre persévérance. Merci pour votre contribution à l’économie nationale. Mais surtout, nous devons continuer à œuvrer afin que la richesse créée par le cacao se traduise davantage par une amélioration durable des conditions de vie des producteurs et de leurs familles. C’est là l’un des grands défis de notre génération.
Distingués invités, Mesdames et Messieurs,
La Côte d’Ivoire ne doit pas se contenter de produire et d’exporter. Nous devons accélérer la transformation locale de notre cacao afin de créer davantage de valeur ajoutée, davantage d’emplois et davantage d’opportunités pour notre jeunesse. De la fève au chocolat, de la plantation à l’industrie, nous devons construire une véritable chaîne de valeur ivoirienne.
Produire davantage, transformer davantage et créer plus de valeur en Côte d’Ivoire : voilà l’un des chemins de notre souveraineté économique.
Excellence Monsieur le Vice-Président de la République, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Vice-Premier Ministre, Distingués invités,
Au nom du Conseil municipal et des populations de Port-Bouët, je souhaite que cette 10ᵉ édition des Journées Nationales du Cacao et du Chocolat soit un véritable espace de dialogue, de partage d’expériences, d’innovation et de construction de partenariats.
Que cette édition permette de renforcer la confiance entre tous les acteurs de la chaîne de valeur. Qu’elle inspire notre jeunesse, et permette d’ouvrir de nouvelles perspectives à nos producteurs. Puisse Dieu permettre, enfin, que les présentes JNCC contribue à faire du cacao ivoirien non seulement un produit d’excellence, mais également un puissant levier de transformation économique et sociale de notre pays.
Sur ces mots, je voudrais une fois de plus souhaiter la bienvenue à toutes les éminentes autorités gouvernementales ici présentes, aux partenaires au développement, aux professionnels de la filière et à tous les distingués invités.
Akwaba à Port-Bouët ! Bienvenue aux Journées Nationales du Cacao et du Chocolat ! Vive la Côte d’Ivoire ! Vive la filière cacao ! Vive notre jeunesse ! Et que vive une cacao-culture ivoirienne moderne, durable, compétitive et prospère ! Je vous remercie.
NB : Le titre et le chapeau sont de la Rédaction








