En séjour au Canada, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a échangé avec les responsables de l’entreprise canadienne O5 Technologies sur des solutions destinées à réduire les pertes post-récolte et à accélérer la modernisation de l’agriculture ivoirienne.
Le ministre Bruno Nabagné Koné a reçu, le jeudi 24 septembre 2026 à Montréal, une délégation de l’entreprise canadienne O5 Technologies, spécialisée dans les solutions numériques intelligentes. La rencontre, tenue en marge de son séjour au Canada, a porté sur deux projets majeurs : la réduction des pertes post-récolte et le déploiement de solutions de smart farming au profit des producteurs ivoiriens.
La délégation était conduite par Roland-Ange Mobio, vice-président chargé de l’Innovation, et Mona Moudallal, vice-présidente chargée de l’Intelligence d’affaires. Les échanges ont notamment porté sur des dispositifs technologiques susceptibles d’améliorer la conservation, la transformation et la valorisation des productions agricoles, tout en facilitant l’accès des agriculteurs aux services numériques et financiers.
La réduction des pertes post-récolte constitue l’un des principaux enjeux de performance pour les filières vivrières ivoiriennes. Le partenariat envisagé s’inscrit dans la continuité d’un projet déjà associé à O5 Technologies, fondé sur des plateformes logistiques intelligentes, multi-produits et à températures contrôlées, alimentées par des énergies renouvelables. Ces infrastructures doivent contribuer à mieux conserver les denrées agricoles à proximité des zones de production.
Pour Bruno Nabagné Koné, les initiatives présentées correspondent à l’ambition du Gouvernement de bâtir une agriculture plus moderne, compétitive et durable. Il a rappelé que la lutte contre les pertes post-récolte peut améliorer les revenus des producteurs, renforcer la disponibilité des denrées alimentaires et accroître la performance des chaînes de valeur agricoles.
Le ministre a toutefois posé une exigence centrale : toute innovation doit produire des effets concrets dans la vie des agriculteurs. « La technologie n’a de sens que si elle améliore directement les conditions de vie des producteurs », a-t-il souligné, invitant les porteurs de projets à privilégier une démarche graduelle, fondée d’abord sur une phase pilote.
Une séance technique est annoncée à Abidjan entre les équipes de O5 Technologies et les services compétents du ministère. Elle devra permettre d’examiner les modalités techniques, économiques et opérationnelles des projets avant toute éventuelle mise en œuvre à plus grande échelle.
À travers cette concertation, l’État ivoirien entend faire du numérique un outil au service de la réduction des pertes, de la création de valeur et d’une amélioration durable des conditions de vie des producteurs.
François M’BRA II








