À l’ouverture de la deuxième édition de Brand Licensing Africa, jeudi 15 octobre 2026 à Abidjan, le Premier ministre ivoirien, Robert Beugré Mambé, a exhorté les entrepreneurs ivoiriens et africains à faire des marques de véritables leviers de compétitivité, de création de richesses et de développement durable. Un enjeu stratégique pour des entreprises qui ambitionnent de s’imposer sur les marchés africains et internationaux.
Ainsi, les marques ne doivent plus être considérées comme de simples signes distinctifs, mais comme de véritables instruments de conquête économique. C’est le message lancé par le Premier ministre ivoirien, Robert Beugré Mambé, aux entrepreneurs réunis à Abidjan à l’occasion de la deuxième édition du Salon de la licence et du développement de marque en Afrique, dénommé « Brand Licensing Africa ».
Ouvert le jeudi 15 octobre 2026, ce rendez-vous économique se tient sur deux jours, les 15 et 16 octobre, à l’initiative de la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire (CCI-CI), en collaboration avec La Maison de l’Afrique.
Haut patron de cette rencontre, le chef du gouvernement a invité les acteurs économiques à exploiter pleinement le potentiel des marques et des licences pour renforcer leur positionnement commercial et accélérer leur développement.
« La marque est un instrument de compétition. Elle exige vigilance et solidité pour se propager à travers tous les espaces commerciaux. Et souvent, la marque n’est que prétexte. C’est la partie visible d’un iceberg plus profond », a-t-il déclaré.
Pour Robert Beugré Mambé, la valeur d’une marque dépasse largement son identité visuelle ou sa notoriété. Elle traduit un ensemble de compétences, de savoir-faire, de convictions et d’ambitions qui fondent la capacité d’une entreprise à se distinguer de ses concurrents.
Le Premier ministre a ainsi présenté la marque comme le « point de convergence d’un faisceau de savoir-faire, d’une volonté en émergence, d’une conscience, d’une vision, d’une compétence ».
Cette approche invite les entreprises africaines à investir davantage dans la qualité de leurs produits, l’innovation, la protection de leurs actifs immatériels et la construction d’une identité forte.
Dans un environnement commercial marqué par une concurrence croissante, la maîtrise de ces leviers peut permettre aux entreprises de mieux valoriser leurs productions, de conquérir de nouveaux débouchés et de pérenniser leurs activités.
Le chef du gouvernement a donc appelé les entrepreneurs à saisir les opportunités offertes par le développement des marques et les mécanismes de licence afin de consolider leur compétitivité sur les marchés.
Intervenant à son tour, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Ibrahim Kalil Konaté, a insisté sur l’importance économique des actifs immatériels. Selon lui, une marque solide, un brevet exploité et un savoir-faire reconnu constituent des richesses susceptibles d’être valorisées et financées.
Cette vision s’inscrit dans l’ambition des autorités ivoiriennes de promouvoir davantage les produits nationaux, notamment à travers la mention « Made in Côte d’Ivoire ».
Pour le ministre, cette signature doit progressivement s’imposer comme un véritable gage de qualité et de confiance auprès des consommateurs, aussi bien sur le marché national qu’à l’international.
La protection et la valorisation des marques représentent également un moyen de stimuler la création de valeur, de favoriser l’emploi et de faire émerger de nouvelles entreprises ivoiriennes et africaines capables de rivaliser avec les acteurs internationaux.
Philomène AQUOUAMAH








