Dès janvier 2027, les producteurs de cacao seront dans l’obligation de posséder la carte de producteur en vue de la commercialisation de leurs récoltes. C’est dans cette perspective que les producteurs de cacao du département de Bonon ont été informés, lundi 10 août 2026, à la faveur d’une séance de sensibilisation organisée par le Conseil du café-cacao à la sous-préfecture de Bonon.
Présidée par le préfet du département de Bonon, Yapi Claude Ogou, la rencontre a réuni des producteurs et plusieurs acteurs de la filière autour du système national de traçabilité et des nouvelles modalités de commercialisation du cacao. Kouakou Yao Faustin, le délégué régional du conseil du café-cacao de Yamoussoukro, couvrant également la région de la Marahoué, , a présenté les principales dispositions du système national de traçabilité, qui permet de suivre le cacao de la plantation jusqu’à l’usine. Il a notamment invité les producteurs à entreprendre les démarches nécessaires pour obtenir leur carte de producteur, indiquant qu’elle sera exigée pour la commercialisation du cacao à compter de janvier 2027. « À partir de janvier 2027, il faut que tout le monde ait sa carte de producteur. À défaut, le cacao ne pourra pas être payé », a-t-il déclaré. Kouakou Yao Faustin a également expliqué que le paiement du cacao s’effectuera au moyen d’un terminal de paiement électronique (TPE), dans le cadre du nouveau dispositif de commercialisation et de traçabilité. Des mesures transitoires sont toutefois prévues pour les producteurs qui ne disposeraient pas encore de leur carte, a-t-il précisé, les invitant à se rapprocher des services du Conseil du Café-Cacao pour connaître les modalités applicables. Le délégué régional a, par ailleurs, insisté sur le respect des règles de traçabilité, notamment le suivi du cacao depuis la plantation jusqu’à l’usine et l’interdiction de mélanger des fèves de qualité différente ou altérées avec celles destinées à la commercialisation. Cette séance de sensibilisation vise à préparer les producteurs aux nouvelles exigences de la filière avant leur entrée en vigueur en janvier 2027. Vivement que la sensibilisation s’étende sur toute l’étendue de la Côte d’Ivoire.
Philomène Aquouiamah








