La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans la préparation du déploiement de la technologie mobile de cinquième génération (5G). Réuni en Conseil des ministres ce mercredi 14 octobre 2026 à Abidjan, le gouvernement a adopté un décret fixant les modalités financières de libération des fréquences nécessaires à la modernisation des infrastructures de télécommunications. Selon le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, cette décision a été prise sur proposition du ministère de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, en concertation avec les départements ministériels concernés.
Le texte définit notamment les modalités financières liées à la libération des fréquences ainsi que la valeur du facteur de bande, un paramètre essentiel au calcul des redevances d’utilisation et de contrôle des fréquences dans la bande comprise entre 3 300 et 3 600 MHz.
L’adoption de ce décret répond aux exigences liées à la modernisation des réseaux de communication électronique et à l’introduction de la 5G. Cette évolution technologique nécessite le réaménagement de certaines ressources spectrales stratégiques, notamment la bande des 3,5 GHz, actuellement attribuée à des opérateurs et fournisseurs de services.
Pour permettre cette réorganisation dans de bonnes conditions, l’État prévoit un accompagnement financier en faveur des titulaires d’assignations de fréquences concernés par les opérations de réaménagement.
D’après Amadou Coulibaly, le décret vient ainsi préciser les conditions financières applicables à cette transition, afin de faciliter la libération des ressources nécessaires au déploiement des nouvelles technologies mobiles.
Au-delà des dispositions financières, cette mesure vise à renforcer l’encadrement réglementaire de l’utilisation des fréquences radioélectriques. En précisant les paramètres applicables à leur assignation et à leur contrôle, le gouvernement entend favoriser une gestion transparente et maîtrisée de cette ressource stratégique.
La réorganisation du spectre radioélectrique constitue en effet un enjeu majeur pour l’évolution des infrastructures numériques, l’amélioration de la connectivité mobile et le développement de nouveaux services à forte valeur technologique.
À travers cette décision, la Côte d’Ivoire poursuit ses efforts pour créer les conditions réglementaires et financières favorables à l’évolution de son écosystème numérique. Le déploiement de la 5G est susceptible d’ouvrir de nouvelles perspectives dans plusieurs secteurs, notamment l’industrie, les services, la santé, l’éducation et les technologies innovantes, grâce à des débits plus élevés et à une meilleure capacité de connexion.
Cette initiative s’inscrit ainsi dans l’ambition du pays de renforcer son positionnement dans l’économie numérique régionale. La mise à disposition des fréquences nécessaires constitue une étape importante dans ce processus, même si la concrétisation de ces perspectives dépendra également du déploiement effectif des infrastructures et de l’adoption de la technologie par les utilisateurs.
Philomène AQUOUAMAH








