La Côte d’Ivoire vient d’enregistrer une avancée importante dans la mobilisation des financements internationaux dédiés à la lutte contre le changement climatique. Réuni le 1er juillet 2026 à Douchanbé, au Tadjikistan, le Conseil d’administration du Fonds vert pour le climat (FVC) a approuvé un financement de 50 millions de dollars (soit plus de 25 milliards de FCFA) en faveur du projet « Renforcer la gestion durable des terres et les systèmes agroalimentaires résilients au changement climatique en Côte d’Ivoire » (LARACI).
Ce financement, qui sera déployé sur une période de cinq ans, est porté au niveau national par le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique (MINETE), avec le Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricoles (FIRCA) comme entité d’exécution. L’organisation internationale CGIAR System Organization intervient en qualité d’entité accréditée auprès du Fonds vert pour le climat.
L’approbation de ce projet traduit la confiance renouvelée du Fonds vert pour le climat envers la Côte d’Ivoire et vient renforcer les efforts engagés par les autorités ivoiriennes pour adapter le secteur agricole aux effets du changement climatique. Elle consacre également le rôle du FIRCA, devenu une institution de référence dans la mise en œuvre de projets climatiques et le financement du développement agricole.
Le projet LARACI ambitionne d’opérer une transformation durable des systèmes agricoles ivoiriens en favorisant une agriculture climato-intelligente. L’objectif est d’améliorer la résilience des producteurs face aux aléas climatiques, d’accroître leurs revenus, de renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre issues des activités agricoles.
Les interventions cibleront principalement les régions du N’Zi, du Moronou, de l’Iffou, de La Mé et du Gbêkê. Au total, le projet devrait bénéficier directement à près de 147 000 personnes, tandis que plus de 441 000 autres profiteront indirectement de ses retombées. Les promoteurs estiment également que le projet permettra d’éviter l’émission d’environ 3,8 millions de tonnes équivalent CO₂ sur l’ensemble de son cycle de vie.
Sur le terrain, plusieurs actions sont prévues afin de renforcer l’adaptation du secteur agricole aux changements climatiques. Il s’agit notamment du développement du réseau agrométéorologique national, de la diffusion de conseils agroclimatiques adaptés aux producteurs, du renforcement des services de vulgarisation agricole, de l’amélioration de l’accès aux financements verts, ainsi que de la restauration des terres dégradées. Le projet prévoit également la promotion de l’agroforesterie, de pratiques de gestion durable de la fertilité des sols et de technologies résilientes au sein des filières riz, manioc et igname.
Pour les autorités ivoiriennes, cette nouvelle mobilisation financière confirme la capacité du pays à élaborer des projets répondant aux exigences des grands bailleurs internationaux en matière de climat. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large visant à construire une agriculture plus productive, plus inclusive et capable de faire face aux défis environnementaux.
Cette approbation intervient quelques mois après une autre reconnaissance internationale obtenue par la Côte d’Ivoire. En mars 2026, le pays a été choisi pour accueillir le bureau régional Afrique du Fonds vert pour le climat, chargé de couvrir l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale ainsi qu’une partie de l’Afrique du Nord, consolidant ainsi sa position comme acteur majeur de la finance climatique sur le continent.
GZ







