Ce qui semblait être une banale coupure d’électricité cachait en réalité un braquage minutieusement planifié. À Gagnoa, deux hommes sont soupçonnés d’avoir délibérément interrompu l’alimentation électrique d’une entreprise afin de neutraliser les caméras de surveillance et de s’emparer de la somme de 1 970 000 FCFA. Une enquête menée par la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) a permis de mettre au jour leur stratagème.
Jeudi 25 juin 2026, dame K.A.S., caissière dans une entreprise à Gagnoa, rejoint son lieu de travail comme à son habitude. Mais dès son arrivée, elle constate une anomalie : les locaux sont privés d’électricité.
Préoccupée par cette situation, elle contacte immédiatement son patron afin de l’informer de la panne et de solliciter le rechargement du compteur électrique. Malgré l’attente, le courant ne revient toujours pas.
Alors qu’elle attend l’arrivée de son responsable, deux individus font leur apparition dans les locaux. Pensant avoir affaire à de simples clients, la caissière s’approche naturellement de l’un d’eux.
Mais la scène bascule brutalement. L’un des visiteurs sort une machette dissimulée sous ses vêtements et menace la jeune femme. Sous la contrainte, il lui ordonne de se coucher au sol et lui interdit de crier, la menaçant de mort en cas de désobéissance.
Pendant que le premier malfaiteur la tient en respect, son complice se dirige vers la caisse pour s’emparer de l’argent. En l’espace d’environ cinq minutes, les deux hommes prennent la fuite avec un butin de 1 970 000 FCFA, laissant la caissière sous le choc.
Alertée, la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Gagnoa ouvre une enquête afin d’identifier et d’interpeller les auteurs présumés de ce braquage.
Un élément retient particulièrement l’attention des enquêteurs : la coupure d’électricité survenue juste avant l’attaque. La panne était-elle fortuite ou avait-elle été provoquée dans le but de faciliter le vol ?
Au fil des investigations, les soupçons se portent sur deux individus : T.J., un ferronnier ivoirien de 35 ans, et B.B., un vigile burkinabè de 36 ans. Les deux hommes sont finalement interpellés par les éléments de la BRI de Gagnoa.
Au cours de son audition, le ferronnier reconnaît sa participation au braquage et affirme en être l’initiateur. Ses déclarations permettent alors aux enquêteurs de mieux comprendre le scénario mis en place.
Selon les éléments recueillis au cours de l’enquête, le ferronnier connaissait déjà les locaux de l’entreprise pour y avoir effectué des travaux par le passé. Cette expérience lui aurait permis de repérer deux points stratégiques : l’emplacement du compteur électrique et celui de la caisse.
Fort de ces informations, il aurait proposé à son complice de prendre part à l’opération.
Le jour des faits, les deux hommes se seraient présentés sur les lieux munis de machettes. Avant de passer à l’attaque, ils auraient volontairement coupé l’alimentation électrique afin de mettre hors service les caméras de surveillance et de réduire les risques d’identification.
La panne qui avait tant préoccupé la caissière n’était donc pas, selon les investigations, un simple incident technique, mais un élément central du mode opératoire présumé des braqueurs.
Toutefois, cette précaution n’aura pas suffi à leur permettre d’échapper aux enquêteurs. Grâce aux investigations menées, la BRI de Gagnoa est parvenue à identifier les deux suspects et à procéder à leur arrestation.
Au terme de l’enquête, les deux mis en cause ont été déférés devant le parquet près le Tribunal de première instance de Gagnoa pour des faits présumés de vol en réunion avec usage d’arme.
Cette affaire rappelle que certains actes criminels reposent sur une préparation minutieuse, exploitant parfois la connaissance préalable des lieux et les failles des dispositifs de sécurité.
À Gagnoa, une simple panne de courant aura ainsi révélé un scénario de braquage présumé, dans lequel chaque détail semblait avoir été anticipé. Mais malgré leur tentative de neutraliser les caméras, les deux hommes ont finalement été rattrapés par l’enquête.
Philomène AQUOUAMAH








