Une tragédie d’une rare violence a endeuillé la ville d’Oumé, dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 octobre 2026. Cinq membres d’une même famille, dont un couple et ses trois enfants âgés de trois à sept ans, ont perdu la vie dans un incendie survenu au quartier Zinta, plongeant les habitants dans une profonde consternation, a constaté l’Agence ivoirienne de presse (AIP) vendredi.
Le sinistre s’est déclaré aux environs de 2 heures du matin dans une cour commune. Les flammes ont rapidement embrasé la maison occupée par la famille, laissant peu de répit aux autres résidents, impuissants face à la progression du feu.
Selon Drissa Bamba, propriétaire de la cour, c’est à son retour d’une sortie qu’il a découvert l’incendie. « J’étais sorti pour des besoins et j’ai constaté les flammes dans la maison. J’ai alerté les gens de la cour pour les secours », a-t-il témoigné.
D’autres témoins rapportent que le feu avait déjà atteint la toiture lorsqu’ils ont pris la mesure de l’ampleur du sinistre. Malgré l’alerte donnée, l’incendie a coûté la vie aux cinq occupants de la maison.
Les victimes ont été identifiées par les initiales M. D., le chef de famille, âgé d’une trentaine d’années, son épouse K. R., qui serait enceinte, ainsi que leurs trois enfants : D. M., D. D. et D. K., âgés respectivement de trois, cinq et sept ans.
Au-delà de ce bilan humain particulièrement lourd, le sinistre a occasionné d’importants dégâts matériels. Sur les lieux, les autres occupants de la cour, profondément bouleversés, étaient confrontés à la douleur et à la désolation face à cette tragédie qui a brutalement emporté toute une famille.
Alertées, les forces de police et de gendarmerie se sont rendues sur place pour procéder aux constatations d’usage, en présence d’un médecin légiste. Une enquête a été ouverte afin d’établir les circonstances exactes du drame et d’en déterminer les causes.
Selon les informations recueillies, l’inhumation des cinq victimes est prévue ce vendredi 23 octobre à 16 heures au cimetière municipal d’Oumé.
Cette tragédie rappelle un autre incendie meurtrier survenu en 2025 au quartier Yaofla, dans la même ville, qui avait également coûté la vie à plusieurs membres d’une même famille.
La répétition de tels drames ravive les inquiétudes autour des incendies domestiques et souligne l’importance de la prévention des risques dans les habitations. À Zinta, c’est désormais une communauté entière qui pleure la disparition brutale de cinq des siens, emportés dans les circonstances tragiques d’un incendie dont les causes restent à élucider.
Philomène AQUOUAMAH








