Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a annoncé vendredi une série d’initiatives visant à contribuer à la mise en place d’un système de gouvernance mondiale « plus juste et plus raisonnable ».
Cette orientation a été présentée lors de l’ouverture du Forum sur la gouvernance mondiale 2026, organisé à Xiong’an, en Chine. Pékin entend renforcer sa participation aux réformes des institutions internationales et approfondir la coopération avec les autres pays sur plusieurs enjeux stratégiques, notamment le développement, l’environnement, les droits de l’homme et les nouvelles technologies.
Lors de la cérémonie d’ouverture du forum, Wang Yi, également membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois, a détaillé les principales actions que son pays prévoit d’entreprendre pour contribuer à cette évolution de la gouvernance mondiale.
Parmi les priorités annoncées figure l’organisation de la réunion des dirigeants des économies membres de la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique (APEC), prévue cette année. La Chine entend également poursuivre sa participation à la réforme des Nations unies et favoriser la mise en œuvre des changements envisagés au sein de l’organisation.
Environnement, droits humains et espace au cœur des priorités
Pékin prévoit par ailleurs de renforcer le rôle du Groupe des amis de la gouvernance mondiale, une initiative destinée à promouvoir les échanges et la coopération sur les questions liées à l’organisation des relations internationales.Sur le plan environnemental, Wang Yi a annoncé que la Chine contribuerait à la mise en œuvre complète et effective de l’accord international relatif à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité marine dans les zones situées au-delà des juridictions nationales.
La gouvernance mondiale des droits de l’homme figure également parmi les domaines dans lesquels Pékin souhaite promouvoir des évolutions. Le chef de la diplomatie chinoise a notamment insisté sur la nécessité d’accorder une place prépondérante au droit au développement.
Dans le domaine spatial, la Chine prévoit de publier un document de position consacré au renforcement de la gouvernance de l’espace extra-atmosphérique. L’objectif affiché est de faire évoluer les règles internationales au même rythme que les progrès de l’exploration spatiale.
L’intelligence artificielle et la recherche au programme
La coopération internationale en matière d’intelligence artificielle constitue un autre axe de cette stratégie. Selon Wang Yi, la Chine entend approfondir les échanges avec ses partenaires sur cette technologie, dont le développement soulève des questions croissantes de réglementation et de gouvernance à l’échelle mondiale.
Le ministre a également annoncé la création d’un centre de recherche sur la gouvernance mondiale. Cette structure devrait contribuer aux réflexions sur les mécanismes internationaux et les évolutions nécessaires pour répondre aux défis contemporains.
À travers ces différentes initiatives, Pékin affiche sa volonté de participer davantage à la transformation des mécanismes de coopération internationale.
Les annonces de Wang Yi mettent en avant plusieurs domaines dans lesquels la Chine souhaite renforcer son engagement, alors que les questions de développement, de sécurité, d’environnement et de régulation technologique occupent une place croissante dans les débats mondiaux








