Les Présidents Félix Tshisekedi de la RDC, Yoweri Museveni de l’Ouganda, Faustin-Archange Touadéra de Centrafrique) et Évariste Ndayishimiye du Burundi interpellent l’attention interpellent les partenaires engagés dans la riposte contre Ebola. Ils veulent que les financements parviennent plus rapidement sur le terrain et être mieux coordonnés. Cette prise de position intervient au moment où l’OMS renforce également ses recommandations pour la RDC.
Les présidents de la République démocratique du Congo (RDC), de la République centrafricaine (RCA), du Burundi, de l’Ouganda, et le directeur général du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) dressent trois constats.
Tout d’abord, que les annonces ne suffisent pas. Pour la riposte contre Ebola en RDC et en Ouganda, les bailleurs internationaux ont promis environ 1,2 milliard de dollars. Or, pour l’instant, seulement 816 millions de dollars ont été effectivement décaissés.
Ensuite, chaque retard prive des villages de traitements et empêche certaines équipes de surveillance d’atteindre les communautés.
Enfin, les financements utilisés en dehors des mécanismes nationaux, ou sans information précise sur leur emploi, risquent de fragmenter la riposte. Et comme Ebola franchit les frontières, les plans nationaux ne suffisent pas pour coordonner la surveillance, les laboratoires et les mouvements de population.
Félix Tshisekedi, Yoweri Museveni, Faustin-Archange Touadéra, Évariste Ndayishimiye et Jean Kaseya font plusieurs demandes. La première : décaisser rapidement les financements promis et les aligner sur les priorités nationales. Leur deuxième exigence est de pouvoir retracer chaque somme, avec quatre questions précises : où est-elle arrivée ? Quand ? Pour quelle intervention ? Et avec quel résultat ? Les gouvernements doivent donc connaître l’ensemble des ressources mobilisées et leur utilisation. Enfin, les signataires demandent de financer à la fois les ripostes nationales et la coordination régionale : surveillance transfrontalière, laboratoires et équipes d’urgence…Ils appellent aussi les États africains à investir davantage dans leurs systèmes de santé. Déclarée le 15 mai et désormais étendue à six provinces congolaises, l’épidémie d’Ebola a déjà fait plus de 2 500 morts en RDC.
Philomène Aquouamah








