Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité a entamé, ce lundi 28 septembre 2026, des rencontres avec les partis et organisations politiques dans le cadre de la réforme de la gouvernance électorale. Faisant suite à la rencontre que le Premier ministre Beugré Mambé a eu le 22 juin avec les mêmes partis et organisations politiques, ces séances initiées par le ministère de l’Intérieur visent à recueillir leurs propositions écrites relativement au futur organe qui aura la charge des processus électoraux en Côte d’Ivoire. Ce lundi, le Général Vagondo a reçu plusieurs délégations de partis politiques qui se sont succédé à son cabinet. Il s’agit des délégations du PDCI-RDA, conduite par son Vice-Président, Georges Philippe EZALEY, du PPA-CI conduite par le président du Conseil Stratégique et Politique, le ministre Sébastien DANON Djédjé, du FPI, conduite par son président, le Premier ministre Pascal AFFI N’Guessan, ainsi que de l’ADCI, conduite par son premier responsable, M. Antoine Assalé TIEMOKO.
Ces échanges se poursuivront sur plusieurs jours avec les autres partis et mouvements politiques de Côte d’Ivoire appelés chacun à transmettre ses propositions en vue de la mise en place d’une nouvelle structure, la moins contestable possible, pour succéder à l’ex-Commission électorale indépendante (CEI) dissoute.
Faut-il le rappeler, lors de la rencontre du 22 juin 2026, le Premier ministre avait déjà exposé une première mouture proposée par le gouvernement et portant sur une organisation trois entités. La première entité serait chargée exclusivement de l’organisation matérielle des élections, la deuxième pour le recensement et la centralisation des votes afin de garantir la sincérité des résultats, et la troisième pour assurer la supervision et le contrôle de l’ensemble du processus électoral.
C’est sur cette propositions que les partis politiques ont été invité à mener leurs réflexions et à faire des propositions pour aboutir à la mise en place d’un organe acceptable et accepté de tous.
Le 6 août dernier, lors de son adresse à la Nation, le Président de la République, Alassane Ouattara, a affiché sa volonté de mettre en place un organe consensuel en lançant un appel à contribution pour parfaire la proposition faite par le gouvernement. « J’invite tous nos concitoyens à apporter leur contribution à cette œuvre de modernisation et à faire progresser ainsi, dans le respect des institutions, la démocratie dans notre pays », appelait le président de Ouattara, en insistant sur la nécessite de renforcer la transparence, d’accroître la confiance de tous les acteurs pour durablement la démocratie en Côte d’Ivoire.
F.D.B








