Le PDCI-RDA a officiellement transmis au gouvernement ses propositions sur la mise en place du nouvel organe électoral ivoirien. Une délégation du parti, conduite par son vice-président Georges-Philippe Ezaley, a été reçue lundi 28 septembre par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé.
Mandatée par le président du PDCI-RDA, Tidjane Thiam, la délégation comprenait notamment Jean Likane-Yagui, haut représentant du président du PDCI pour le District autonome du Sassandra-Marahoué, ainsi que Roland Kouadio, secrétaire exécutif chargé des élections.
La rencontre faisait suite à une correspondance du ministère de l’Intérieur invitant le PDCI-RDA à une séance de travail consacrée au recueil de ses propositions écrites sur la réforme de l’organe électoral.
À cette occasion, le parti a remis ses observations et propositions, après avoir, selon Georges-Philippe Ezaley, demandé à plusieurs reprises l’ouverture de discussions avec le gouvernement sur ce dossier.
À l’issue de la réunion, Georges-Philippe Ezaley a souligné la disponibilité de son parti à poursuivre les consultations. « La délégation, après cette première rencontre, a marqué la disponibilité du PDCI-RDA pour la suite de cet important dossier, pour la consolidation de la paix en Côte d’Ivoire », a-t-il déclaré.
Le vice-président du PDCI-RDA a rappelé que la question du futur organe électoral avait déjà fait l’objet de démarches de la part du parti. « Il faut demander qu’il y ait une rencontre, d’abord, il faut discuter de ce dossier », a-t-il expliqué, revenant sur les échanges engagés avec les autorités.
Selon lui, le PDCI-RDA avait relancé le gouvernement dans l’attente d’une rencontre consacrée à cette réforme, avant de recevoir l’invitation du ministre de l’Intérieur.
La refonte de l’organe électoral intervient alors que les autorités ivoiriennes travaillent à une nouvelle architecture chargée d’organiser les futurs scrutins. Pour le PDCI-RDA, la remise de ces propositions constitue une première étape dans les discussions avec le gouvernement.
Le parti de Tidjane Thiam entend désormais rester engagé dans le processus et faire valoir ses observations sur les conditions d’organisation des prochaines élections.« Nous sommes à l’attente », a conclu Georges-Philippe Ezaley, laissant entendre que le parti attend désormais la suite donnée à ses propositions par les autorités.
La question de la composition, du fonctionnement et des garanties d’indépendance du futur dispositif électoral devrait ainsi rester au centre des prochaines discussions entre le gouvernement et les formations politiques.
Maxime KOUADIO








