Aurait-on fait d’une mouche un éléphant ? C’est ce que semblait partager le Vice-président de l’Assemblée nationale et porte-parole du PDCI-RDA, Soumaïla Brédoumy que nous avons fini par avoir au téléphone au sujet de l’absence de son parti le 1er septembre dernier, au siège du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI). Ce jour, les partis dits significatifs de l’opposition ivoirienne s’étaient retrouvés à une rencontre de haut niveau – à en juger par la qualité des participants – au siège du parti de l’ex-président Laurent Gbagbo, pour discuter au sujet du nouvel organe électoral en gestation dont une mouture initiale a été présentée par le gouvernement. Au delà du contenu des échanges, la surprise à cette rencontre aura été l’absence du PDCI-RDA dont aucun représentant n’a pointé à la liste de présence.
Chacun y est allé de son commentaire sur cette absence, somme toute remarquable, en fonction de sa sensibilité ou de son positionnement. Les uns, arguant d’un boycott lié à des tensions observées entre le parti de Tidjane Thiam et le PPA-CI de Laurent Gbagbo. D’autres tirant sur une opposition fébrile et toujours fragilisée, incapable de faire chorus face à un pouvoir toujours plus fort au cours de ces dernières décennies.
Joint en vain pour expliquer cette absence, le porte-parole du PDCI-RDA à qui la rédaction de akwabanews.ci a laissé un message pour avoir une version plus officielle sur le sujet, a réagi ce mardi 8 septembre 2026. Depuis l’extérieur d’où il nous a appelé, l’honorable Soumaïla Brédoumy porte une contradiction à toutes les supputations qui ont suivi la rencontre au siège du PPA-CI. Il a tenu à souligner les initiatives prises par certains groupements de partis politiques et des leaders qui ont rencontré au préalable le PDCI-RDA. Il s’agit notamment du Mouvement des générations capables (Mgc) de Mme Simone Ehivet Gbagbo, de M. Vincent Toh Bi Irié, ex-candidat recalé aux élections présidentielles, et de la CAP-CI (Coalition pour l’alternance pacifique en Côte d’Ivoire), coalition dont il faisait partie, et qui est présidée aujourd’hui par Pascal Affi N’guessan du Fpi.
Ces leaders de partis et mouvements politiques qui s’intéressent au nouvel organe électoral en préparation, souligne M. Brédoumy, sont passés à tour de rôle, individuellement ou par groupe, discuter avec le PDCI-RDA, qui de leur proposition qui de la possibilité de dégager une position sur le sujet. Le PDCI, précise sont porte-parole a promis à chacune de ses rencontres de rendre compte à son leader, non sans préciser qu’il dispose en son sein d’un organe qui travaille sur ce dossier du nouvel organe électoral. Ainsi, c’est tout surpris que le parti de Tidjane Thiam dit avoir suivi les commentaires de son absence au siège du PPA-CI qui s’inscrit dans la continuité des consultations engagées par des leaders de partis et groupements politiques autour de la question. Ce, alors même que ces discussions se poursuivent.
Le porte-parole du PDCI-RDA a révélé, à cet effet, une nouvelle demande de rencontre formulée par les mêmes leaders politiques avec une délégation plus renforcée au siège de son parti. Rencontre qui été finalement planifiée finalement pour ce mercredi 9 septembre 2026 après des soucis de calendrier dûes aux deuils enregistrés au cours de ces dernières semaines au niveau du vieux parti.
En tout état de cause, ajoute le vice-président de l’Assemblée nationale, de toutes ces formations politiques, seul le PDCI-RDA a un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale. Toute chose qui lui donnera la latitude de défendre les éventuelles positions commune qui se seront dégagées à l’issue des rencontres qui se poursuivent afin de trouver une formule plus adéquate pour la mise en place d’un organe électoral plus consensuel et équitable.
F.D.B








